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La mise à jour qui a «brisé» Pokémon GO

Publié le 01 août 2016 par _nicolas @BranchezVous

Plus aucun repérage

La mise à jour qui a «brisé» Pokémon GO

Samedi dernier, Niantic rendait disponible une toute nouvelle mise à jour pour le célèbre jeu Pokémon GO. Si comme moi vous faites partie des millions de dresseurs de Pokémon à travers le monde, vous l'avez probablement téléchargé sans hésiter.

Après tout, il faut avouer que le jeu présentait certains irritants qui pouvaient rendre difficile la quête de les capturer tous. Bien sûr, j'avais quelques appréhensions dès le départ. Je venais d'ailleurs de faire le plein de Pikachu après avoir lu que la souris électrique pourrait prochainement devenir un Pokémon rare.

Je savais également que mon valeureux Vaporeon (Aquali) risquait de perdre un peu de son lustre, lui qui dominait sans conteste les arènes de mon quartier.

Qu'à cela ne tienne, après avoir évalué la prépondérance des inconvénients, j'ai consciemment téléchargé la mise à jour maudite. Un peu naïvement, j'espérais alors que celle-ci cacherait l'une des fonctions tant attendues, promises par Niantic.

Marco... Marco... Marco?!?

La mise à jour qui a «brisé» Pokémon GO

Parmi les nombreuses modifications apportées par la fameuse mise à jour 1.1.0 sur iOS et 0.31.0 sur Android, celle qui a sans doute fait le plus de vague est la disparition, pour de bon, de toute trace du défunt système de localisation qui permettait aux joueurs de se diriger à la façon du jeu de Marco Polo.

À voir les réactions sur la Toile, il semble que cette fonction était, pour plusieurs, un élément essentiel du jeu. Au point où Niantic fait actuellement face à un déluge de plaintes de chasseurs désabusés, littéralement prêts à rendre leurs Poké Balls. En effet, certains joueurs auraient même demandé à être remboursés pour leurs achats intégrés, alléguant que le jeu dans lequel ils ont investi est maintenant brisé.

Certains joueurs ont réussi à obtenir un remboursement.

Étonnamment, il semble qu'Apple et Google aient accepté de se plier à ces demandes. Pour obtenir un remboursement complet, il suffirait de se rendre dans l'historique des achats et de rapporter le problème. Notons que les conditions d'utilisation du jeu prévoient explicitement la possibilité d'un tel remboursement par les distributeurs d'applications (App Store et Play Store dans ce cas-ci).

On tire la plogue des radars

La mise à jour qui a «brisé» Pokémon GO

Comme si ce n'était pas suffisant de priver les joueurs de tous moyens de s'orienter dans le jeu, Niantic a également entamé une croisade contre les sites tiers, tels que Pokémon GO Map Live et PokéVision. Ce type de services, basé sur le système de géolocalisation du jeu, permettait de localiser les Pokémon présents dans un secteur donné, et même de connaître avec exactitude la durée de leur présence.

Considéré par certains comme de la tricherie, ce type de services gagnait en légitimité en cette période de grande noirceur, alors que la fonction permettant de détecter la proximité de certains Pokémon demeurait hors service.

Or, leur époque tire malheureusement à sa fin.

Niantic avait déjà annoncé vouloir intervenir contre ces sites tiers. Après tout, la plupart d'entre eux ont des visées mercantiles et enfreignent donc les politiques d'utilisation de l'application qui interdisent notamment de :

  • Essayer d'accéder ou rechercher les Services ou du contenu ou télécharger du contenu à partir des Services grâce à l'utilisation de toute technologie ou tout moyen autre que ceux fournis par Niantic ou d'autres navigateurs web de tiers généralement disponibles (y compris, mais sans s'y limiter, les logiciels bureautiques, crawlers, bots, spider, outils d'exploration de données, ou hacks, outils, agents ou tout autre dispositif);
  • Extraire, répertorier, explorer, copier ou refléter les Services ou contenu ou parties de ceux-ci (y compris, mais sans s'y limiter, à la base de données PokéStop et d'autres informations sur les utilisateurs ou le jeu);
  • Utiliser les Services ou le contenu, ou toute partie de ceux-ci, à des fins commerciales [...];

Dans les dernières heures, plusieurs de ces services, dont PokéVision et PokeWhere, ont par conséquent subitement cessé de fonctionner. Sur le compte Twitter de PokéVision, on mentionnait s'être plié aux demandes de Niantic et Nintendo. Si la nature exacte de ces demandes est pour l'instant incertaine, notons que d'autres sites ont reçu des mises en demeure de la part de The Pokémon Company, exigeant la cessation de leurs activités.

Au moment d'écrire ces lignes, le site Pokémon GO Map Live, le pendant québécois de PokéVision, est toujours en opération. Toutefois, on rapporte que les serveurs de Niantic sont "actuellement instables". Parions que ce service connaîtra le même sort que ses semblables dans un avenir rapproché.

Pour l'instant, il est difficile de savoir si la décision de Niantic de supprimer le système de radar de l'application sera permanente. Il pourrait simplement s'agir d'une mesure temporaire, visant à alléger les serveurs qui sont souvent surchargés. Malheureusement, la mise à jour 1.1.1 déployée ce matin dans l'App Store ne fait qu'ajuster certains éléments affichés, mais rien concernant la fonction "des trois pas".


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