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AUGSBURG (Allemagne)

Publié le 14 août 2016 par Aelezig

Augsbourg (allemand Augsburg) est une ville allemande située dans le Land de Bavière, en Souabe bavaroise, sur la Route romantique. Aujourd'hui ville universitaire et industrielle, ses palais, ses églises et son hôtel de ville reflètent son âge d'or, lorsqu'elle était aux XVe et XVIe siècles une ville de premier rang en Europe.

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Hôtel de ville

La ville a actuellement environ 276.000 habitants et est ainsi, après Munich et Nuremberg, la troisième ville de Bavière. Augsbourg est située dans le sud-ouest du land, à 60 km à l'ouest de Munich, à 120 km au sud-ouest de Nuremberg et à 160 km à l'est de Stuttgart, capitale du land de Bade-Wurtemberg. La ville est construite sur le Lech qui descend du Tyrol à 150 km au sud-ouest et se jette dans le Danube à 40 km plus au nord. Le cœur historique de la ville est situé juste avant le confluent du Lech et de son affluent la Wertach. Sa partie la plus ancienne se trouve à l'extrémité nord d'un plateau.

L'origine de la ville est une colonie romaine fondée par Drusus et Tibère, sous Auguste, vers -15, son nom romain est Augusta Vindelicorum. La ville figure parmi les villes les plus anciennes d'Allemagne avec Trèves et Cologne. Au débouché de vallées alpines constituant des points de communication importants vers l'Italie, elle sert de point de contact facile entre le cœur de l'Empire et la Germanie nouvellement "conquise" ; une véritable ville commerciale d'importance se développe autour de cette colonie ; elle est également le siège de la province romaine de Rhétie.

La continuité urbaine après la chute de l'Empire romain reste incertaine : on sait que se développe au Vee siècle un pèlerinage autour du tombeau de Sainte Afre, martyre qui incarne la christianisation de la ville, mais le sort de cette dernière est mal connu.

À la chute de l'Empire carolingien, ce sont les évêques qui exercent le pouvoir temporel dans la ville et les sources sur la ville aux XIe et Xe siècles sont essentiellement les vies de ces évêques. Le plus marquant est Ulrich, canonisé en 983 (première bulle papale de canonisation de l'Histoire) : on lui attribue un grand nombre de réalisations dans la ville, fondations de communautés religieuses, construction d'églises et de fortifications… Près d'Augsbourg, sur la plaine du Lechfeld, se tient en 955 une grande bataille contre les Hongrois, battus par les troupes du roi Otton dans lesquelles figure l'évêque Ulrich, proche conseiller du souverain.

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Le XIe siècle est une période plus difficile pour la ville, enjeu plus qu'acteur dans les rivalités entre grandes familles aristocratiques qui se disputent l'Empire : la domination politique de l'évêque dans la ville n'est pas amoindrie, mais la ville est ravagée plusieurs fois par la guerre. Elle continue cependant à jouer un rôle important dans l'Empire, comme le montre notamment en 1006 l'élection au trône épiscopal du frère de l'Empereur Henri II, Brunon, qui contribue lui aussi au développement de la ville, par exemple par la fondation du chapitre Saint-Maurice, à mi-distance entre la cathédrale et Sainte-Afre, qui devient à son époque une communauté bénédictine placée sous le double patronage de Saints-Ulrich-et-Afre.

Jusqu'à cette époque, Augsbourg est essentiellement une civitas, siège du pouvoir temporel et spirituel de l'évêque, sans constituer un grand centre de peuplement. Elle participe pleinement au XIIe siècle de l'essor urbain qui caractérise tout l'Occident : une première implantation marchande située immédiatement au sud de la civitas, au lieu-dit Perlach, voit le jour au XIIee siècle ; peu après, une fortification commune vient pour la première fois unir l'ancienne ville romaine et le bourg situé autour de Saint-Ulrich.

Devenue ville libre d'Empire en 1276, la ville continue son développement démographique et économique. Son économie est fondée largement sur la fabrication de futaine, un textile de consommation courante ; comme dans de beaucoup de villes d'Allemagne du Sud, cette production donne rapidement lieu au développement d'un commerce important, d'abord principalement par la foire de Francfort, puis à la diversification des activités : au-delà de la commercialisation des productions locales, des familles marchandes augsbourgeoises parviennent à jouer un rôle essentiel dans la finance européenne de leur temps, à commencer par les Fugger et les Welser dont l'apogée se situe dans la première moitié du XVIe siècle.

Du point de vue démographique, la ville atteint 18 à 20.000 habitants à la fin du XVe siècle, entraînant la construction d'une nouvelle fortification à la fin du XIVe siècle, si vaste qu'elle suffit à contenir la population jusqu'à la Révolution industrielle, ce qui est d'autant plus important qu'au contraire de Nuremberg ou de Rothenburg elle ne parvient pas à se constituer un territoire propre en raison de la concurrence de seigneurs puissants (ducs de Bavière, évêque et chapitre d'Augsbourg). La place croissante des artisans dans la population urbaine et le développement d'une nouvelle classe de marchands exclus du pouvoir amène en 1368 un changement profond dans l'organisation politique de la ville : au lieu d'un conseil exclusivement réservé aux patriciens, les sièges et les magistratures sont répartis entre patriciens et membres de 17 corps de métier.  

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Les premiers temps de la Réforme marquent profondément la ville, où Martin Luther séjourne en 1518. Pendant plusieurs années, le conseil hésite face à un mouvement qui suscite une forte adhésion dans la population, mais aussi des oppositions, notamment des Fugger, et qui divise le conseil lui-même. À l'occasion de la Diète de 1530, les protestants y rédigent la Confession d'Augsbourg qui entend mettre d'accord les principaux courants protestants. Le conseil n'introduit la Réforme qu'à partir de 1534, avant d'interdire le culte catholique en 1537 ; la défaite des protestants en 1547 dans la guerre de Schmalkalden amène pourtant son rétablissement. En 1548, Charles Quint profite de sa victoire pour rétablir à Augsbourg comme dans beaucoup d'autres villes un régime presque entièrement patricien, qui favorise les catholiques très minoritaires à cette date dans la ville.

Durant le XVe et XVIe siècle, la ville devient une sorte de capitale financière et culturelle, les banquiers Fugger et Welser aidant notamment Charles Quint dans le financement de sa politique. Plusieurs artistes majeurs y travaillèrent : Hans Holbein l'ancien et son fils, Hans Burgkmair…

L'évêché d'Augsbourg était aussi, sous le Saint Empire, un État d'Empire, qui faisait partie du cercle de Souabe et comprenait, outre Augsbourg, Dillingen et Füssen. L'évêque résidait depuis le XVIe siècle à Dillingen.

Sa croissance démographique continue jusqu'au premier tiers du XVIIe siècle est brutalement interrompue par la guerre de Trente Ans, qui fait perdre un tiers de sa population à la ville, notamment à l'occasion de la prise de la ville par les armées suédoises.

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En 1806, à la suite du traité de Presbourg, la ville est attribuée à la Bavière.

L'université de la ville n'a été fondée qu'en 1970. Elle a été construite sur un ancien terrain d'aviation au sud de la ville, et le campus qui l'abrite a été construit en parallèle avec un nouveau quartier de la ville (Univiertel).

D'après Wikipédia


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