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S’aimer… comme dans s’aimer pour de vrai

Publié le 29 août 2016 par Lamallette @Lamallette1

Par Dany Desjardins

Trop souvent je me suis détesté. Trop souvent j’ai pensé que je n’étais pas assez bien pour le reste du monde. Je me suis comparé. J’ai pleuré et pleuré. Les larmes de mon corps ne sont plus un secret pour moi, je les connais par cœur. J’ai pleuré parce que je ne m’aimais pas physiquement. Je me trouvais Ô combien dégueulasse. Cette bédaine et ces petits seins en forme de cônes. Parce que, ben oui, un petit gars qui mange trop de Jos Louis, ça donne ça parfois. Je me demande d’où vient cette perception que j’ai de moi… Je me souviens d’avoir été très jeune le jour où j’ai commencé à me comparer aux autres. Est-ce que ça vient des publicités trop souvent évocatrices d’un corps parfait ? Ou est-ce que ça provient des autres enfants qui peuvent parfois être très méchants ? Je ne sais plus, mais une chose que je sais c’est que ça a laissé une grosse cicatrice, non sur mon ventre, mais sur mon cœur.

À l’âge de 19 ans, lorsque j’ai décidé qu’il était temps de prendre ma vie en main, j’ai commencé l’entraînement par moi-même. Sans l’aide de personne. J’ai mangé « vraiment » mon dernier Jos Louis. Je me suis levé, du moins, j’ai essayé. J’ai mis mes souliers de courses. J’ai repris mon souffle et mon courage à deux mains et je me suis mis en route pour la piste cyclable. Là où tout à commencer. J’vous cacherai pas que mon premier entraînement n’est pas digne d’un Ulsan Bolt ou d’un paraplégique-olympien mais c’était ce premier entraînement. Mon premier entraînement. Et c’est là que ma vie a changé. J’ai perdu du poids, beaucoup de poids. Et j’ai perdu ces petits seins en forme de cônes. Mais il restait seulement une chose que je n’avais pas réussi à retrouver, soit la confiance en moi, l’amour de moi-même.  Même après tous ces redressements assis, ces push-ups et ces pantalons trop moulants, je me trouvais toujours aussi gros et « dégueulasse ».  Et je ne comprenais pas pourquoi, même si ça me torturais. Je vous dirais que cet hiver, cela me torturais encore, beaucoup même. Mais par une belle journée de printemps, ou plus précisément à ma fête, j’ai fait la rencontre d’une personne exceptionnelle qui m’a prouvé dans son regard que j’étais juste parfait. Que je ne devais ni avoir honte, ni jamais me regarder avec un jugement envers mon corps. Mais j’ai aussi réalisé que mon but dans la vie, ce n’était peut-être pas d’avoir le gros char de l’année ou de m’acheter une maison à Terrebonne à côté des gagnants d’Occupation Double mais bien d’apprendre à m’aimer.

S’aimer comme nous sommes, avec tous nos défauts. Mais ces défauts, ne sont-ils pas de superbes qualités ? Oh oui, croyez-moi. Et si vous le désirez, ils peuvent devenir une de vos plus grandes forces. N’ayez pas peur de combattre votre petite voix intérieure qui vous somme de ne pas vous aimer et de vous trouver laid. Parce que je vous le confirme, à vous qui lisez ces lignes, vous êtes BEAUX et BELLES.


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