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Rochefort et la Corderie royale

Publié le 30 août 2016 par Blanchemanche
#Rochefort #Corderieroyale

30/08/2016

Rochefort et la Corderie royale
©C. P.

La ville de Rochefort est située dans le département de la Charente-Maritime (région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes). La commune abrite la Corderie royale, un monument historique passionnant à découvrir dans ce dossier.

Rochefort est une ville chargée d'histoire. Découvrez comment le destin de cette commune a basculé avec l'installation de la Corderie royale au XVIIe siècle. Quand Louis XIV décide de la création d’un arsenal sur l'Atlantique capable de construire une flotte pour rétablir sa puissance maritime et favoriser le commerce, Colbert du Terron lui propose alors la châtellenie de Rochefort : l'arsenal voit le jour en 1666. Pour cette grande industrie navale, une ville se construit et s'embellit…
La richesse de Rochefort, située dans une boucle de la Charente, témoigne donc de cette vocation maritime avec la Corderie royale. Ce bâtiment industriel, le plus long de l’Europe du XVIIe siècle, abrite aujourd’hui : le centre international de la Mer ;
le conservatoire de l’Espace littoral ;
la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ;
la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) ;
une bibliothèque et une médiathèque.
Partez dans ce dossier pour une visite guidée de la Corderie royale de Rochefort pour suivre une épopée, du chanvre (utilisé pour faire les cordes) aux navires… L'occasion d'en apprendre davantage sur la fabrication des cordages mais aussi de découvrir les alentours, notamment la célèbre île d'Oléron. La voisine de Rochefort, La Rochelle, vaut également le détour. Découvrez notre dossier La Rochelle et ses trois tours.
Si vous décidez de faire du tourisme à Rochefort, voici un petit guide listant les lieux d'intérêt à ne pas manquer lors de votre visite. Nous vous expliquons aussi ici l'histoire de cette ville fascinante.
Que visiter à Rochefort ?
Que visiter à Rochefort, outre la Corderie royale ? Voici quelques idées : les formes de radoub, chefs d’œuvre d’architecture qui ont servi à l’entretien des navires ; l’Hermione : une réplique de celle mise en chantier à Rochefort en 1779 a été construite sur le site où elle est née ; il s'agit de la réplique du bateau sur lequel embarqua le marquis de la Fayette pour les États-Unis ; l’école de médecine navale, avec ses collections et sa bibliothèque scientifique, constitue l’ultime cabinet médical d’histoire naturelle d’Europe ;
l’hôtel de Cheusses et l’hôtel de la Marquise d’Amblimont abritent le musée de la Marine ; le jardin des Retours célèbre l’histoire des expéditions maritimes et botaniques et le retour des vaisseaux, les cales chargées de plantes inconnues (caféiers, palmiers, magnolias, bégonias…) ;
le conservatoire du Bégonia de Rochefort abrite la collection de bégonias, un millier d’espèces hybrides dont les premières sont arrivées avec les botanistes des expéditions du grand siècle.
Histoire de Rochefort
Rochefort est au XIe, un château sur la Charente entouré de quelques chaumières au cœur d’un marais. À la fin du XVIIe, Louis XIV décide la création d’un nouvel arsenal de guerre capable de construire rapidement une flotte pour rétablir sa puissance maritime et favoriser le commerce. En 1653, Mazarin se fait confier le poste de gouverneur de Brouage et en délègue la charge à Charles Colbert du Terron (1618-1684), Seigneur de Terron, de Bourbonne et de Torcenay.
Il devient alors intendant général des armées navales du Ponant en 1666 et fonde l'hôpital Saint-Louis de La Rochelle. Brouage s’envasant, Colbert du Terron doit trouver un site.
Colbert du Terron
La Rochelle aurait été idéale mais c'est le fief des protestants. L’embouchure de la Seudre et Plomb, au nord de la Rochelle, sont alors des territoires envisagés mais les Rohan, propriétaires, ne tenaient pas à les céder au roi. Colbert du Terron décida alors de choisir la châtellenie de Rochefort, propriété de Jacques Henry de Cheusses.
Le 6 mai 1666, Colbert du Terron écrit à Colbert qu'il a pris possession de Rochefort. Il met en avant la sûreté de la rade, protégée par l'île d'Oléron, la facilité de défense d’un site protégé par les méandres de la Charente et souligne la richesse de l’arrière-pays. Il confie le projet à Blondel, ingénieur du roi pour la Marine, et à Clerville, commissaire général des fortifications. L’arsenal voit le jour dès 1666. Grâce à Rochefort, la marine royale passera de vingt navires en 1650 à plus de 250 en 1683.
La forme de radoub de Rochefort
La forme de Rochefort sur mer, construite de 1669 à 1671 par François Le Vau sur les volontés de Louis XIV, est la toute première à être maçonnée au monde. Elle est construite en pierre de taille perpendiculairement à la Charente et se ferme par des portes en bois. La ville de Rochefort est ceinte de remparts à partir de 1689. Grâce à l’activité de l’arsenal, la population croît rapidement et l’arrivée du chemin de fer à la fin du XIXe, puis la création de bassins à flot, génèrent un développement important du commerce.
Au XXe siècle, l’arsenal montre ses limites : il ne peut accueillir les nouveaux cuirassés à cause du faible tirant d’eau et l’envasement constant de la Charente. L’arsenal ferme en 1927, mais la ville reste associée au domaine militaire. Dès 1916, un centre d'aérostation maritime est créé, suivi d’un centre-école d'aviation, et enfin d’une base aérienne.
En 1974, le « Contrat Ville Moyenne » amorce une politique de réhabilitation : la Corderie royale en ruine est restaurée.
Cette manufacture royale de cordages, construite de 1666 à 1670 sur des quadrillages de madriers de chêne en raison du sol marécageux, est un témoignage de l’architecture industrielle du XVIIe siècle.
Longtemps associée à une image de ville de garnison, la ville des « Demoiselles » est aujourd’hui une ville riche de culture. Pour preuve : l'Hermione, la Corderie royale, le festival Summer Sound, le nouveau musée Hèbre de Saint-Clément, la maison de Pierre Loti... La ville connaît une activité touristique importante et un secteur tertiaire dynamique, avec un port de commerce, troisième exportateur de bois en France. La construction de la Corderie royale débuta en 1666, sous le règne de Louis XIV. Malgré les contraintes rencontrées, le bâtiment fut achevé en trois ans seulement.
Les corderies de la marine royale sous Louis XIV
Les cordages utilisés dans les manœuvres de marine sous Louis XIV représentaient une longueur de 100 km environ et un poids de 110 tonnes pour un navire de premier rang et ils étaient fabriqués en chanvre provenant de Riga, alors en Russie ou d’Italie. Il était aussi cultivé en France.
Après avoir passé dans les mains des espadeurs et des peigneurs, le chanvre était filé pour former le fil de caret, élément principal des cordages. Pour le faire il fallait au moins 1.5 fois les longueurs de cordes d’où la taille impressionnante des corderies, qui pouvait dépasser 300 m de long !
Les cordiers tordaient ensuite le fil pour former les torons et on recommençait, avec les torons cette fois, jusqu’à obtenir la corde voulue, la longueur diminuant d’autant.
Ensuite on préparait un bain de goudron de pin pour y tremper les cordes pour en augmenter la solidité et les protéger. Il fallait donc trouver un pré assez grand pour y implanter un bâtiment de plus de 300 m de long et ses annexes.
http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=57198

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