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Connaissez-vous Karl Kraus ?

Publié le 04 septembre 2016 par Guy Deridet

Je connaissais au moins une de ses citations mais je n'avais pas approfondi mes recherches. Hier, j'ai passé la journée avec ce personnage. Et ce fut une belle journée.



Connaissez-vous Karl Kraus ? Connaissez-vous Karl Kraus ?
Mes citations préférées :


La solitude serait un endroit idéal si on pouvait choisir les gens qu'on évite.

Le faible a toujours des doutes avant de prendre une décision, le fort les as après.

L’imagination a le droit de se griser à l’ombre de l’arbre dont elle fait une forêt.

La vie est un effort qui serait digne d'une meilleure cause.

Quand le soleil de la culture est bas sur l'horizon, même les nains projettent de grandes ombres.

Ces conversations de coiffeur sont la preuve irréfutable que les têtes sont là à cause des cheveux.

Il y a deux sortes d'écrivains. Ceux qui le sont, et ceux qui ne le sont pas. Chez les premiers, le fond et la forme sont ensemble comme l'âme et le corps; chez les seconds, le fond et la forme vont ensemble comme le corps et l'habit.

Les remords sont les plaisirs sadiques du christianisme.

Aucun doute, le chien est fidèle. Mais nous faut-il pour cela, prendre exemple sur lui ? Il est fidèle à l’homme, non pas au chien.

Qui ne pense pas, pense qu'on n'aurait une pensée que lorsqu'on l'a et qu'on la revêt de mots. Il ne comprend pas qu'en vérité ne l'a que celui qui a le mot dans lequel croît la pensée.

Pour la perfection il ne lui manquait qu'un défaut.

Ceci, et ceci seulement, est le contenu de notre culture : la rapidité avec laquelle la bêtise nous entraîne dans son tourbillon.

Que voulez-vous, nous sommes tous humains -- n'est pas une excuse, c'est de la présomption.

Quand le peuple place les responsables devant leurs actes, ces derniers font de grands yeux d'enfants, comme le loup à qui l'on raconterait l'histoire du loup.

Moi et mon public, nous nous comprenons très bien : il n’entend pas ce que je dis, et je ne dis pas ce qu’il voudrait entendre.

Que sont toutes les orgies de Bacchus, comparées aux ivresses de celui que s’adonne sans frein à la continence ?

Les autres ont la belle vie. Ils travaillent à leur table et s’amusent en société. Je m’amuse à ma table et je travaille en société. C’est pourquoi j’évite la société.

Ce qui importe en amour, c'est de ne pas paraître plus bête qu'on ne le devient.

Le mal ne prospère jamais mieux que lorsqu'un idéal est placé devant.
On ne vit pas même une fois.

Les aliénés sont toujours reconnus par les psychiatres au fait qu’après l’internement, ils montrent un comportement agité.

Notre culture consiste en trois tiroirs, dont deux se ferment quand l’un est ouvert : travail, loisir et instruction.

La vie familiale est une intrusion dans la vie privée.

Une pensée n'est légitime que si on a le sentiment de se surprendre en flagrant délit de plagiat de soi.

Mais où est-ce que je prends donc tout ce temps pour ne pas lire tant de choses?

Psychanalyse, c'est cette maladie mentale qui se prend pour sa thérapie.

On doit souvent réfléchir avant de savoir pourquoi l’on est gai ; mais on sait toujours pourquoi l’on est triste.

On doit à chaque fois écrire comme si l’on écrivait pour la première et la dernière fois. Dire autant de choses que si l’on faisait ses adieux, et les dire aussi bien que si l’on faisait ses débuts.

L’ironie sentimentale est un chien qui aboie à la lune cependant qu’il compisse les tombes.

On doit lire mes travaux deux fois pour s’en approcher. Mais je n’ai rien non plus contre le fait qu’on les lise trois fois. Mais je préfère qu’on ne les lise pas du tout, plutôt qu’une fois seulement. Je ne voudrais pas être responsable des congestions cérébrales d’un imbécile qui n’a pas le temps.

Le secret de l’agitateur est de paraître aussi bête que ses auditeurs, pour qu’ils se croient aussi intelligents que lui.

Il n’y a pas d’être plus malheureux sous le soleil qu’un fétichiste qui languit après une bottine et qui doit se contenter d’une femme entière.

On doit lire tous les écrivains deux fois, les bons comme les mauvais. Les uns, on les reconnaîtra ; les autres, on les démasquera.

Une femme de temps en temps peut constituer un aimable substitut à la masturbation. A condition d'avoir beaucoup d'imagination.

Source :
Voilà un homme qui ne pense pas pour ne rien dire !

Sa biographie n'est pas triste non plus. Voir ici :



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