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La plate-forme N26 s'étoffe

Publié le 06 septembre 2016 par Patriceb @cestpasmonidee
N26 La stratégie de plate-forme de services financiers qu'a initiée N26 depuis le début de l'année (à travers son premier partenariat avec TransferWise) prend de l'ampleur. Ainsi, quelques jours après l'obtention de sa licence de banque et son changement de nom (anciennement Number26), elle ajoutait [PDF] une solution d'investissement à son catalogue, en collaboration avec le « robo-advisor » Vaamo.
Accessible d'un geste du doigt au sein de l'application mobile de la néo-banque, la nouvelle option, baptisée « N26 Invest », se veut d'une simplicité enfantine : après une procédure de souscription presque invisible, l'utilisateur va sélectionner l'un des trois profils de risque qui lui sont proposés, ce qui affectera la répartition de son portefeuille sur les 5 fonds retenus (eux-mêmes composés de plus de 15 000 actifs différents). Il ne lui reste plus alors qu'à choisir le montant qu'il souhaite investir, soit en une seule fois, soit par versements mensuels, soit via une combinaison des deux.
Outre la qualité de l'expérience client, qui se retrouve également dans le suivi très graphique de l'évolution du portefeuille, la jeune pousse met l'accent sur la transparence de sa tarification, concrétisée par un modèle basé exclusivement sur une commission (comprise entre 0,49% et 0,99% des montants investis annuellement, avec un minimum de 1,90€ par mois), sans aucun frais supplémentaire de transaction ou de conservation. Et, pour encore plus de clarté, l'application mobile permet en permanence au mobinaute de surveiller le coût prévisionnel du service.
N26 Invest
N26 ne fait pas mystère de son ambition de développer une offre étendue – elle parle déjà d'introduire, d'ici les 12 prochains mois, des produits d'épargne, d'assurance et de crédit « en temps réel » – en capitalisant sur le meilleur de la FinTech. Non seulement peut-elle de la sorte envisager une expansion très rapide, lui permettant de couvrir les besoins de ses clients à (relativement) court terme, mais elle le fait sans engager d'investissement important et avec un modèle économique « raisonnable » (reposant sur les revenus partagés avec ses partenaires).
En synthèse, ce n'est pas (nécessairement) pour pouvoir concevoir ses propres produits que la startup a acquis une licence bancaire. Certes, cette dernière lui sera utile pour gérer elle-même les comptes courants de ses clients, qui constituent le socle à partir duquel elle peut assembler les autres services qu'elle souhaite leur proposer. Tandis que des doutes émergent sur la viabilité des néo-banques intégrées, entre catalogue réduit et rentabilité lointaine, N26 est peut-être en train de démontrer que l'agrégation représente la « bonne » approche pour réussir sur un marché difficile…

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