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Maman à la maison

Publié le 06 septembre 2016 par Lamallette @Lamallette1

Par Virginie Pomerleau

J’ai eu la chance d’avoir ma mère à la maison tout au long du primaire et du secondaire. On ne se cachera pas qu’il y a énormément de préjugés envers les mères qui décident de rester auprès de leur marmaille. Et je n’ai juste jamais compris pourquoi.

Mon frère et moi n’avons jamais connu la garderie. Sommes-nous asociaux? Loin de là! Avons-nous eu de la difficulté à nous intégrer ou à se faire des amis à la maternelle? Pas du tout. Nos parents nous apportaient très souvent, si ce n’est pas toujours, avec eux partout où ils allaient. Nous avons appris à socialiser avec les adultes autour de nous et à les respecter et aussi à nous faire amis avec leurs enfants. Étant deux enfants avec seulement 18 mois de différence, mon frère et moi avons aussi appris à partager.

Nous avons appris à tenir un crayon, des ciseaux, à compter et même à nouer nos chaussures même si nous n’étions pas dans une garderie. Étonnant n’est-ce pas?

Nous avons aussi fait des sports variés, donc nous étions habitués à laisser maman à la porte et être accompagnés d’un autre adulte.

Donc, je ne vois pas en quoi être mère à la maison semble si contrariant. Quand la/le professeur au primaire avait besoin d’un parent accompagnateur pour une activité, nous pouvions toujours y aller, car ma mère venait.

Je me souviendrai toujours de la senteur délectable de la maison quand nous débarquions de l’autobus et que maman avait fait des galettes et qu’elle venait tout juste de les sortir du four. Je me souviendrai aussi quand j’oubliais quelque chose d’important pour l’école et qu’après un simple coup de fil, elle venait me le porter. Cependant, je me souviens également des yeux des autres parents quand je leur disais que ma maman était à la maison. Ils avaient l’air de se dire qu’ils ne seraient jamais capables de rester « enfermées » à la maison toute la journée à ne rien faire. Pourtant, je ne me rappelle pas avoir déjà vu maman ne rien faire pendant une seule seconde.

Entre l’arrivée de l’école et les pratiques de basket-ball, nous n’avions souvent qu’une seule heure. Évidemment, mon frère et moi avions rarement les mêmes heures de pratique. Maman faisait une « batch » de souper plus tôt pour que celui qui avait la pratique d’après puisse manger chaud aussi.

Bref, moi je crois que j’ai seulement eu de la chance d’avoir une maman à la maison. Pour ma part, je serai une maman de carrière, mais ce n’est aucunement parce que je ne veux pas rester « à rien faire à la maison », mais plutôt parce que c’est un métier qui me passionne.


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