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Ne tirez-pas sur les primaires !

Publié le 12 septembre 2016 par Delanopolis
Christiane Chavane droite dans ses bottes ! Ne tirez-pas sur les primaires ! LES TAS DE DROITS

Normal Ier vient de lancer sa campagne électorale pour sa future déroute, en nous gratifiant d’un discours surréaliste. Pour lui la France est un Etat de Droit et doit le rester, seule condition pour préserver notre fameux modèle social.

Or ce qu’il appelle Etat de Droit est aux antipodes de ce que devrait être réellement l’Etat de Droit. La France est le pays des faux droits et des lois de circonstances. Les faux droits réduisent les vrais. C’est ce que j’appelle « les tas de droits » :
- Droit aux aides sociales sans avoir jamais cotisé ni payé d’impôt
- Droit au passeport français sur de vagues raisons mais droit en même temps de conserver un passeport étranger et même d’aller faire ses armes ailleurs
- Droit de protection des mosquées mais pas des autres lieux de culte
- Droit à l’enfant qui devrait suivre le mariage pour tous
- Droit au logement quitte à voler le logement de quelqu’un d’autre
- Droit de s’exprimer à condition de rester dans le politiquement correct, de ne pas tomber sans le vouloir, par maladresse, dans une des nombreuses lois d’interdiction (Gayssot, Pleven), ou bien d’être d’extrême gauche, ce qui autorise à insulter et diffamer.
La liste est loin d’être exhaustive. Le problème c’est que tous ces droits se traduisent en devoirs et obligations pour ceux qu’ils ne concernent pas. La première de ces obligations est évidemment de payer très cher pour que les bénéficiaires de ses droits puissent en profiter sans entraves.

Un Etat de Droit, ce n’est pas ça : un Etat de Droit est un Etat qui garantit à ses citoyens une justice et une sécurité des biens et des personnes égales pour tous, et qui protège les droits fondamentaux de ses ressortissants et résidents réguliers, à savoir les droits de liberté d’expression, de propriété et d’égalité devant la loi. La meilleure définition est donnée dans la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789. Or, la France a depuis longtemps abandonné ces concepts. La France est une dictature en devenir qui nous pousse peu à peu sur la route de la servitude et du sous-développement économique et intellectuel.

Il est encore plus surréaliste d’entendre que ce système absurde est là pour préserver le « modèle social français ». Ce modèle, hélas, a fait long feu. Du reste chaque fois qu’une nation a instauré un système d’état providence, il n’a obtenu au bout que la faillite : de L’URSS à la Grande Bretagne des années 70 en passant par la Suède, tous ces systèmes étatiques se sont effondrés. Si l’URSS était une dictature ce n’était bien sûr le cas ni de la Grande Bretagne ni de la Suède, mais il ne fait aucun doute qu’une prolongation du système aurait fini par avoir les mêmes effets : mettre les opposants au goulag. Nous avons sous les yeux un exemple en ce moment même : le Venezuela, pays disposants d’atouts extraordinaires et que le chavisme a ruiné au point que les citoyens ne trouvent même plus de quoi se nourrir, mais les prisons y sont pleines d'opposants politiques. Persévérons dans le culte du tout état et du modèle social français avec son administration pléthorique tournant en roue libre, et la version Vénézuélienne, nous l’aurons bientôt avec l’Islam salafiste en prime.

L’IMPÔT CIBLE LES PAS FRIQUÉS

Bercy ne sent le Sapin que depuis deux jours et déjà nous avons droit à l’un de ces effets d’annonce dont le socialisme a le secret : faire passer une limitation très faible d’augmentation d’impôt pour une baisse généralisée. Remettre 1 milliard sur les 35 d’augmentation, c’est un cadeau fiscal.

Le problème c’est que le cadeau fiscal ne concerne au final que ceux qui ne paient rien ou n’auraient jamais dû payer.
Monsieur Sapin cible, paraît-il, les classes moyennes : c’est-à-dire qu’il leur tire dans le dos. Il entend par classe moyenne les salariés (exclusivement) gagnant moins de 1700 euros nets mensuels, et les retraités ayant un revenu mensuel inférieur à 1163 euros. Les autres retraités sont des nantis qu’il convient de punir en les taxant de 6,6% de CSG plus une contribution spéciale dépendance.

Bref cette sous-classe moyenne aura droit à une légère baisse d’impôts en 2017. Sachant que la taxe foncière augmente, l’effet sera rapidement neutralisé, mais peu importe, ils auraient pu cumuler les hausses.

Quand on sait qu’avec le plafonnement du quotient familial, la suppression de la demie part des veuves, et les dernières augmentations, le Français moyen selon la version Sapin a vu doubler son IRPP et que le cadre moyen l’a vu quintupler, on mesurera le côté dérisoire de ce cadeau fiscal qui ne touche pas le cadre moyen, pas même le technicien supérieur.

Là où ça devient drôle, c’est l’autre effet d’annonce qui suit cette grande nouvelle : monsieur Sapin entend rembourser 20% des charges sociales des aides-ménagères qui seraient engagées par des citoyens qui ne paient pas d’impôts sur le revenu. Je me suis livrée à un petit calcul : prenons un retraité à 800 euros (ils sont nombreux), qui n’a pas de loyer car il est propriétaire de sa maison, qui lui coûte bien 100 euros / mois de taxe foncière (il est exonéré de taxe d’habitation). Il va prendre une aide-ménagère 20 heures par mois, ce qui est peu mais mieux que rien : celle-ci gagnera 10 euros de l’heure, donc devrait coûter à peu près 18 euros avec les charges sociales. Monsieur Sapin lui remet gentiment 20% des 8 euros de charges soit 1,6 euros. Notre retraité va débourser 16,4 x 20 = 328 euros par mois. Il lui restera donc 372 euros pour vivre, payer ses assurances et ses charges diverses (eau, électricité, téléphone au minimum). Est-ce que monsieur Sapin croit que cette mesure fera beaucoup d’adeptes ? Est-ce moi qui fais du mauvais esprit ou bien ce type est-il totalement hors-sol ? Peut-être devrait-il essayer de vivre avec 800 euros par mois ?

A moins que cette mesure ne profite à certains résidents de France à multiples épouses et famille très nombreuse qui vivent comme des pachas grâce à des aides sociales non imposables ? Ils feront venir une des leurs du pays pour garder les mouflets, puis la marierons avec un cousin pour qu’elle fasse à son tour des petits Français, et rebelotte… Oups, vraiment je fais du mauvais esprit. Je n’ai rien dit.

Autre « cadeau » fiscal : passer à 28 % l’IS des entreprises faisant moins de 75.000 euros de bénéfice. C’est-à-dire mettre les plus petites entreprises dans la moyenne (haute) européenne, mais pas les autres. Peut-être que si Alstom n’avait pas été taxé à 33% et peut-être que si les charges sociales n’étaient pas 35% plus élevées que dans la moyenne européenne, peut-être que si l’on supprimait les multiples taxes sur les entreprises qui coûtent plus à récolter qu’elles ne rapportent, notre ex-fleuron ne serait pas en train de fermer une usine. Et encore, Alstom fait partie des entreprises plus ou moins contrôlées par l’état donc bénéficiant de toutes sortes de subventions. Que dire des autres ?

A ce sujet un de mes amis m’a fait une remarque. Voulant embaucher un employé pour la première fois, il s’est rendu compte que les charges n’étaient pas proportionnelles au salaire, mais progressives, comme l’impôt sur le revenu. Avec cette différence que les tranches de l’impôt sur le revenu sont lissées pour éviter les effets de seuil, mais pas les charges sociales. Autrement dit plus vous gagnez plus le pourcentage de ce que vous payez augmente.

Mon explication est simple : avec la progressivité de l’IRPP et des charges, l’état rogne les différences salariales au nom de l’égalitarisme, le but final étant que tout le monde gagne la même chose. Or c’est cela que Normal Ier appelle le modèle social Français : ce n’est plus l’égalité des citoyens devant la loi, mais l’égalité tout court, le gommage des inégalités en coupant les têtes qui dépassent.

Or ce modèle ne peut pas fonctionner. Pourquoi un jeune se lancerait—il dans des études supérieures longues et parfois coûteuses, l’obligeant éventuellement à s’endetter, s’il n’a aucun espoir de gagner plus que le SMIC, donc aucune chance de rembourser son prêt, moins encore de récupérer le manque à gagner des 5 à 10 ans d’études (selon le métier qu’il a choisi) pendant lesquelles ses copains ont gagné leur vie ? Pourquoi un ouvrier particulièrement habile voudrait-il monter dans la hiérarchie, avoir plus de responsabilités, pour gagner la même chose ? Pourquoi un technicien doué suivrait-il des cours du soir après son travail avec l’espoir de devenir cadre, s’il doit sacrifier une partie de sa vie de famille sans avoir au minimum une compensation salariale ?

Si l’on pousse le raisonnement au bout, il n’y a plus qu’à donner le SMIC à tout le monde sans travailler. Evidemment personne ne paiera non plus, donc il suffira d’imprimer des billets de Monopoly valables uniquement en Hexagonie. De toutes les façons nous n’aurons plus les moyens d’aller à l’étranger. Qui imprimera et distribuera les billets me direz-vous ? Bah, les derniers ingénieurs nous feront bien un petit robot. Et qui cultivera et produira les biens dont nous avons besoin ? Franchement vous vous attachez à des détails !

Il est évident que cette politique renvoie tout le monde à la médiocrité et à l’absence d’espoir, incite à la jalousie de ceux qui parviennent à avoir un peu plus, et détruit le tissus social Français. Les effets à long terme seront d’autant plus dévastateurs que, parallèlement, l’éducation nationale s’acharne à détruire le savoir. Nous sommes en train de fabriquer de petits esclaves incultes à la chaîne. Peut-on s’étonner que nos jeunes n’aient que deux sortes d’ambitions : être haut fonctionnaire via Sciences-Po et l’ENA, et faire de la politique, ou partir à l’étranger, nous laissant les remplacer par des bac – 12 inemployables ?

TAXE OBESITE

J’avais évoqué cette nouvelle absurdité dans un précédent article mais depuis j’ai noté un détail qui m’avait échappé, et elle est tellement bonne que je vais vous en faire profiter :

Le gouvernement s’est aperçu que les plus pauvres engagent proportionnellement une plus grande partie de leur revenu dans l’alimentaire que les autres, puisque les dépenses alimentaires sont incontournables. Donc il a décidé de les aider par une prime (on n’en est pas aux tickets d’alimentation mais ça ne saurait tarder). Le résultat, c’est qu’il va les aider à continuer de se rendre obèse et la taxe ne servira à rien, sauf à créer de l’inflation.
Je crois que nos ministres ont du loukoum fondu dans le cerveau ! Ça donne la grosse tête sans rendre intelligent.

PREMIERE A DROITE

Les Primaires du LR sont lancées avec 8 candidats. Les journaux les ont nommés :
- Sarkozy, Juppé, Fillon, Copé, Lemaire, NKM (que Sarkozy a aidé… je croyais qu’il voulait s’en débarrasser, aurais-je mal compris ?).
Il n’y en a que six dans la liste. Curieux non ?
Alors je vous donne les deux autres :
- Poisson qui est au PCD, mouvance Boutin, donc anti mariage pour tous et catho fervent : il est donc impensable qu’on le nomme. Sinon, il est aussi interventionniste (donc socialiste) que les 6 autres.
- Mariton, le vilain libéral de service, qui n’a pas trempé dans le gouvernement Sarkozy-Fillon. Mariton a d’autres tares que de proposer des libertés économiques, un impôt proportionnel plus court et plus juste : il est pour le droit du sang, la limitation de l’intervention étatique et contre le mariage pour tous, lui aussi. S’il y en a un dont il ne faut pas parler, c’est bien lui.

Conclusion : s’il y en a un seul à soutenir, c’est Mariton. Les autres on les a assez vus.

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