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Dodge Challenger 2018

Publié le 13 septembre 2016 par Critiqueauto
Dodge Challenger 2018

Quatre roues motrices!

Après de nombreuses années ont roulé derrière les Ford Mustang et Chevrolet Camaro de ce monde, Dodge a finalement compris que le succès des voitures musclées américaines se situait dans l’excès. C’est pourquoi s’est vue naître la monstrueuse Challenger HellCat, rien de moins que la voiture musclée la plus puissante jamais fabriquée avec son V8 suralimenté de 6.2 litres développant 707 chevaux. 

Ainsi, dans cette folie créative, le constructeur américain a décidé d’aller là où ses rivaux n’ont pas encore mis les pieds. C’est donc en faisant preuve d’audace que le groupe FCA a décidé de commercialiser une Dodge Challenger à quatre roues motrices pour 2018, une version qui risque d’élargir considérablement la clientèle du modèle. En tout cas, c’est ce qu’espère Dodge. Certains diront que c’est contre nature que de changer aussi radicalement un classique qui fonctionne déjà bien. À ceux-ci je répondrai que la Mustang a délaissé son essieu arrière rigide pour une suspension indépendante sans compter l’ajout du très controversé moteur turbocompressé de 4 cylindres ainsi que l’arrivée d’un moteur à vilebrequin à plat pour la version Shelby. Pourtant, la Mustang n’a jamais été aussi populaire que maintenant, et ce, malgré le fait qu’elle brutalise certaines conventions. Les choses ne sont donc pas si différentes pour la Dodge Challenger même si la formule implique plutôt la motricité des quatre roues et l’utilisation de motorisations ridiculement puissantes. Sans oublier une palette de couleurs parmi les plus expressives du génome automobile.

2018-Dodge-Challenger-front
2018-Dodge-Challenger-rear

Une version à quatre roues motrices

Maintenant, la question qui vous titille le plus en ce moment, à savoir, est-ce que nous aurons droit à une Dodge Challenger à quatre roues motrices équipées d’un V8 suralimenté de 6.2 litres développant 707 chevaux, ce qui serait carrément dément.  Eh bien, malheureusement, je dois vous enlever votre sucette puisque c’est avec le moteur V6 que la traction intégrale sera proposée dans une version qui sera nommée GT AWD (Grand Tourism All Wheel Drive), un titre qui fait mauvaise mine pour une voiture qui sera aussi banale.

Certes, voyons le bon côté des choses, avec la puissance plus civilisée du V6, la traction intégrale rendra la Dodge Challenger plus fonctionnelle durant la saison froide, ce qui motivera peut-être les acheteurs à opter pour cette dernière  plutôt que pour la Mustang ou la Camaro dont les compétences hivernales n’ont rien d’impressionnant. D’ailleurs, c’est peut-être là l’unique désir du constructeur américain puisqu’en théorie, les voitures sportives qu’on voit sur nos routes l’hiver sont des Mustang V6 ou des Camaro équipées du moteur de 4 cylindres ou du V6. Rares sont les propriétaires de voiture sportive équipées de V8 qui roulent leur bolide l’hiver. Néanmoins, il y a quelques exceptions à la règle.

Rien n’est impossible

Bon, maintenant qu’on sait que la Dodge Challenger V6 GT AWD sera la seule version ( pour l’instant) offerte avec la traction intégrale, on peut tout de même espérer que Dodge finissent par combiner ses plus grosses cylindrées avec cette dernière. D’ailleurs, prenez note du fait que techniquement, la Dodge Challenger partage la même plate-forme que les Charger et Chrysler 300, qui proposent tous deux un V8 de 5.7 litres et la traction intégrale. Ça n’aurait donc rien de compliquer pour Dodge de greffer cette combinaison à la Challenger.

Un avenir promeneur

Un autre aspect qui nuit certainement à la Dodge Challenger lorsque vient le temps de se faire comparer à la Mustang et la Camaro, c’est son surplus de poids par rapport à ses rivales. Et on ne parle pas de quelques livres en trop, mais bien de plusieurs centaines de livres de plus que ses rivales. Or, le constructeur américain vient tout juste de nous annoncer que pour la première fois depuis 10 ans, la Dodge Challenger, la Dodge Charger et la Chrysler 300 auront droit à une nouvelle plate-forme et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de celle de l’Alfa Romeo Guilia. Cette nouvelle ossature permettre au trio de perdre plusieurs centaines de livres sur la balance, ce qui sera certainement bénéfique pour la Challenger. Le meilleur dans tout cela, c’est qu’on sait déjà que la version HellCat sera de retour sur le marché sous l’appellation ADR (American Drag Racing). Toute cette puissance combinée avec la légèreté de a nouvelle plate-forme, ça promet. En fait, il ne manque plus que cette puissance soit distribuée aux quatre roues, une réalité qui ferait de la Dodge Challenger une rivale de choix même pour la Nissan GT-R. Eh oui, c’est ironique, mais les Américains auraient finalement une arme assez puissance entre les mains pour vaincre Godzilla, comme l’appelle si affectueusement les Japonais.

Auteur: Jean-Sébastien Poudrier


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