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Les Cadets de l’Air 2016 vécus par Pierre Lemeunier (IPSA promo 2018)

Publié le 15 septembre 2016 par Toulouseweb
Les Cadets de l’Air 2016 vécus par Pierre Lemeunier (IPSA promo 2018)

Chaque année, le programme des Cadets de l'Air (IACE) permet à de jeunes pratiquants d'activités aériennes (voir encadré) de devenir pendant deux semaines les ambassadeurs de l'aéronautique française dans un pays hôte. Trois IPSAliens faisaient partie des heureux sélectionnés pour l'édition 2016 de l'événement : Léopold Comby, Pierre Lemeunier (promo 2018) et Alexandre Minasi (promo 2019). Après Léopold, passé par le Canada etAlexandre, parti représenter la France en Belgique, voici le débriefing de Pierre qui, avant de partir effectuer sonsemestre à l'International en République Tchèque, a vécu deux semaines mémorables en Suisse.

Pourquoi as-tu voulu rejoindre l'IPSA ?
L' IPSA présentait pour moi l'opportunité de lier ma passion pour l'aéronautique et ma vie professionnelle. La conception des avions et de leurs systèmes m'attire particulièrement et les connaissances acquises ici sont des atouts supplémentaires pour ma carrière de pilote que j'envisage dans quelques années. De plus, la proximité de l'école avec de nombreux acteurs majeurs dans le domaine aéronautique (Airbus, Dassault, etc.) est un avantage pour nos stages en entreprise ainsi que pour de potentielles offres d'emploi.

Quel est ton bagage aéronautique ?
J'ai découvert l'aéronautique grâce au Brevet d'Initiation à l'Aéronautique (BIA), passé en 2008 à l'âge de 13 ans. J'ai ensuite poursuivi une formation de pilote via le Brevet de Base en 2010, puis obtenu ma licence de pilote privé (PPL) en 2012. Je suis inscrit dans plusieurs fédérations mais je suis principalement actif à la Fédération Française Aéronautique(FFA) avec laquelle je me suis présenté pour participer aux Cadets de l'Air. Je vole en avion à l'Aéroclub du Dauphiné à Grenoble - je totalise 190 heures de vol - et j'ai une dizaine d'heures de vol en planeur réalisées à Bourg-St-Bernard, en région toulousaine. En 2014, j'ai également passé le Certificat d'Aptitude à l'Enseignement Aéronautique (CAEA) pour pouvoir prendre en charge une classe du BIA d'étudiants IPSAliens à travers l'association .

Comment as-tu entendu parler des Cadets de l'Air ?
En 2013, j'ai participé au Tour Aérien des Jeunes Pilotes, devenu depuis le HOP! Tour des Jeunes Pilotes. À cette occasion, j'ai pu rencontrer un jeune pilote qui, lors des Cadets de 2012, avait pu partir en Suisse. L'idée m'est donc venue de tenter les sélections des Cadets de l'Air dès que possible !

Pourquoi avoir décidé d'y participer ?
Le programme des Cadets de l'Air offre la chance de pouvoir découvrir la culture de l'aéronautique dans l'un des nombreux pays adhérents de l'association au travers de vols, d'activités et de rencontres que l'on ne peut vivre qu'une seule fois dans sa vie. De plus, le fait de partager trois semaines - une en France, deux dans le pays hôte - avec d'autres Cadets français et étrangers également passionnés d'aéronautique et venant d'horizons très variés (militaires, ingénieurs, pilotes, etc.), représente une expérience internationale unique pour des jeunes comme nous.

Qu'est-ce que tu attendais de cette expérience ?
Ma première attente était d'enrichir ma culture personnelle en aéronautique... et je dois dire que cet objectif a été parfaitement rempli et bien au-delà de mes espérances ! La richesse du patrimoine aéronautique Suisse ainsi que les rencontres que j'ai pu faire m'ont permis d'en apprendre beaucoup, aussi bien sur les aspects techniques des aéronefs que sur les particularités culturelles du pays.
Lors de l'échange, je souhaitais aussi pouvoir faire découvrir aux autres Cadets étrangers l'aéronautique française - qui est tout de même deuxième exportateur mondial dans ce domaine. J'en ai profité pour leur présenter le maillage aéronautique français autour des associations et des aéroclubs car certains pays n'ont pas autant de structures pour pouvoir pratiquer le vol.
Un autre point important sont les relations amicales fortes que nous avons tissées avec les autres Cadets et que nous conserverons à l'issue du voyage. Des retrouvailles sont déjà prévues : la Cadette allemande avec qui j'ai séjourné en Suisse vient en France dans quelques mois pour une compétition de planeur et je suis déjà invité pour la fête nationale Hollandaise en avril prochain. C'est une façon de faire perdurer l'esprit des Cadets au-delà de l'échange !
Enfin, comme mon métier d'ingénieur m'amènera à voyager à travers le monde, ce séjour m'aura déjà donné l'opportunité de voir comment la culture de l'aéronautique est implantée en Suisse. C'est une ouverture d'esprit qui, j'en suis sûr, m'aidera dans la vie active.

Outre la Cadette allemande, avec qui es-tu parti en Suisse ?
J'ai eu la chance d'être le seul Cadet français à partir en Suisse cette année. La particularité de ce pays est le nombre très limité de Cadets (une dizaine), ce qui permet d'avoir un groupe soudé et donne la chance de pouvoir faire des activités uniques. Au final, il y avait deux Belges, deux Hollandais, deux Sud-Coréens, une Allemande, une Anglaise et un Gallois.

Quel a été le programme sur place ?
Avant de partir le 19 juillet, nous avons passé 48 h à Paris avec, comme première visite, différents centres opérationnels d'Air France (centre de maintenance, siège social, simulateurs cabine, centre de contrôle des opérations, etc.). Le lendemain, nous avons été invités dans les locaux de la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC). On nous a présenté les principales activités de la DGAC et nous avons eu l'opportunité de rencontrer quelques figures de l'aéronautique française comme Catherine Maunoury (double championne du monde de voltige) ou Cyrille Valente(organisateur du meeting aérien de la Ferté-Alais). Ensuite, je me suis envolé pour la Suisse. Sur place, j'étais basé à Winterthur, à 25 km de Zurich, dans la partie germanophone du pays. Il faut savoir que la Suisse est l'un des pays du programme ayant le plus d'activités aéronautiques. J'ai ainsi pu visiter les usines de l'avionneur juste avant de faire un vol en , plusieurs vols en hélicoptère de l'Armée de l'Air suisse ainsi que quelques vols en planeur et en parapente - une première pour moi ! L'un des moments fort du séjour aura été la journée passée avec les pilotes de la PC-7 Team, une patrouille acrobatique de 9 avions dont la mission est de représenter le savoir-faire aéronautique suisse. La dimension de l'échange étant également culturelle, nous avons aussi pu visiter des musées, des villes (Zurich, Lucerne, etc.) et découvrir certaines traditions, notamment la fête nationale.

À propos de l'International Air Cadet Exchange (IACE) :
Ce programme, constituant une mission de l'Aéro-club de France depuis 1949, est proposé chaque année aux jeunes pilotes âgés entre 18 et 21 ans. Qu'ils soient pilotes, vélivoles, parachutistes ou encore aéromodélistes, tous les Cadets sont sélectionnés pour leur passion de l'aéronautique, leur sérieux et leur motivation. Durant une vingtaine de jours, ils deviennent alors les ambassadeurs de leur pays dans l'une des destinations d'échange, qu'il s'agisse de l'Angleterre, de l'Australie, de la Belgique, de la Corée du Sud, de Hong Kong, de la Suisse ou des Pays-Bas. Lors de ce séjour, les Cadets ont alors accès à de nombreuses activités liées à l'aéronautiques (vols, sorties touristiques, visites officielles, etc.).
Issus de l'aviation civile en France et de l'aviation militaire dans les pays anglophones, les Cadets de l'Air ont l'opportunité de découvrir les activités aéronautiques, la culture et les visions de divers pays. Le but de cet échange est de " promouvoir l'amitié et la tolérance par-delà les frontières en réunissant des jeunes " autour de leur passion commune : l'aviation.


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