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Climat : la pollution n'est pas assez taxée

Publié le 26 septembre 2016 par Blanchemanche
#Taxecarbone #CO2 #Climat
  • Par Anne Cheyvialle

  • Publié le 26/09/2016

  • Vue de la pollution à Krasnoyarsk, en Sibérie
    ©Ilya Naymushin/Reuters  Vue de la pollution à Krasnoyarsk en Sibérie
    L'OCDE alerte dans un rapport sur la très faible, voire nulle, taxation des émissions de CO2. Pourtant, c'est un moyen efficace de lutter contre le réchauffement climatique, insiste l'organisation internationale.Face à l'urgence climatique, la nécessité de limiter le réchauffement de la planète sous les 2 degrés d'ici 2100, il faut réduire drastiquement les émissions de CO2. Un moyen efficace est de fixer un prix du carbone, plaide l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dans un rapport publié ce lundi. Cela passe par l'instauration de taxes carbone ou la mise en place de marchés du carbone, à l'exemple de l'Union européenne, où les entreprises dans l'industrie s'échangent des droits à polluer.Or, pour 60% des émissions de CO2, il n'existe aucun prix du carbone, alerte l'OCDE qui passe en revue ses 34 États membres et les grands pays émergents. «Alors qu'il faudrait au minimum un prix de 30 euros par tonne de CO2 émise et l'augmenter graduellement», précise Kurt Van Dender, l'un des auteurs du rapport, la moyenne internationale se situe à 14,4 euros. Avec toutefois des écarts très importants selon les pays et selon les secteurs. L'Organisation prend en compte tous les systèmes de taxation, y compris la fiscalité sur le carburant. Sur ces 14,4 euros, 93.1% viennent de la fiscalité en général, 1.3% des taxes carbones et 5.6% des marchés du carbone.

    Les pays émergents en retard

    «Dans les grands émergents, comme le Brésil, l'Inde, l'Indonésie ou la Russie, les taux effectifs sur le carbone sont très bas. Aux États-Unis et au Canada, le niveau est aussi très faible, même si plusieurs initiatives ont été prises récemment dans les provinces canadiennes», ajoute l'expert international.Surtout, insiste l'OCDE, 85% des émissions de CO2 viennent de secteurs, hors transport routier, liés à l'industrie, l'habitat, l'électricité, l'agriculture,... Sur lesquelles 70% ne sont pas taxées d'une manière ou d'une autre et 4% seulement à 30 euros ou plus.C'est donc là qu'il faut accentuer l'effort, ajoute Kurt Van Dender, car les marges de progrès et d'efficacité sont très importantes. Les bons élèves se situent en Europe du Nord: aux Pays-Bas (55% des émissions au-dessus de 30 euros), suivies de la Suisse, le Danemark, l'Allemagne et la Finlande.

    La France taxe surtout le transport routier

    En France, la pollution causée par le transport est déjà bien taxée, en raison de la fiscalité sur le carburant. «100% des émissions font l'objet d'une taxation à 30 euros ou plus. En revanche, si l'on prend tous les secteurs, un quart des émissions est à un taux zéro et un tiers au-dessus de 30 euros. Pour les secteurs hors transport, seuls 2% des émissions sont au-dessus de ce seuil limite de 30 euros.http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/09/26/20002-20160926ARTFIG00171-climat-la-pollution-n-est-pas-assez-taxee.php

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