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Abroger la loi antiterroriste C-51 : le NPD entame les procédures

Publié le 27 septembre 2016 par _nicolas @BranchezVous
Abroger la loi antiterroriste C-51 : le NPD entame les procédures

Le Nouveau Parti démocratique a présenté, lundi, un projet de loi d’initiative parlementaire dans le but d’abroger la controversée loi C-51 adoptée par le précédent gouvernement conservateur.

«Stephen Harper n’est peut-être plus premier ministre, mais sa dangereuse loi antiterroriste est toujours en vigueur», explique le NPD sur la page d’une pétition invitant les Canadiens à se positionner contre la loi C-51.

Le gouvernement Trudeau a récemment annoncé la tenue de vastes consultations sur la sécurité nationale.

Adoptée en mai 2015, cette loi omnibus avait été appuyée à l’époque par l’opposition libérale, qui a par la suite promis d’en modifier «les éléments problématiques» lors de leur plus récente campagne électorale.

Le gouvernement Trudeau a d’ailleurs annoncé la tenue de vastes consultations sur la sécurité nationale pour prendre soin d’écouter le point de vue de la population, ce que les conservateurs n’avaient pas jugé nécessaire avant de procéder à son adoption. Les libéraux présenteront ainsi des modifications à la loi C-51 sur la nature des témoignages qui y seront recueillis.

En déposant le projet de loi de son parti lundi, le porte-parole du NPD en matière de sécurité publique, Randall Garrison, a critiqué le gouvernement pour avoir changé son fusil d’épaule dans ce dossier. «Ils ont transformé toutes leurs promesses en points à discuter», a-t-il déploré. «Alors nous sommes loin d’avoir quelque chose de concret à discuter en Chambre.»

Rappelons que la loi C-51, décriée par de nombreux spécialistes du sujet, dont Edward Snowden, accorde notamment des pouvoirs sans précédent au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) pour contrecarrer des complots terroristes, plutôt que de se limiter à collecter des renseignements à ce sujet.

Pour le NPD, cette loi viole les libertés des Canadiens sans renforcer leur sécurité. Une position partagée par bien des spécialistes et organismes des droits de la personne militant contre la cybersurveillance gouvernementale, dont FACIL, qui avait invité la population à se prononcer pour son renversement en juin 2015.


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