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La dette : atout ou fardeau ?

Publié le 17 octobre 2016 par Vincentpaes

 
  Crédit : fardeau de la dette par Shutterstock Crédit : fardeau de la dette par Shutterstock Crédit : fardeau de la dette par Shutterstock
Autres articles C'est pourquoi nous recommandons d’adopter une approche prudente face à cet environnement. La croissance reste modeste, en particulier sur les marchés développés, dans un contexte politique qui demeure incertain. Le Brexit n’est pas encore finalisé et se transforme, lentement mais sûrement, en un véritable casse-tête tant pour les gouvernements que pour les entreprises. L’Italie est sur le point de lancer un référendum et les élections américaines arrivent elles aussi à grands pas. 

Du côté des marchés émergents, qu’il s’agisse du prix du pétrole, de la fermeté du dollar US et du recul de la demande chinoise pour les importations, nombreux sont les facteurs qui pourraient mettre fin au conte de fée émergent estival. La plupart des classes d’actifs peuvent toutefois encore compter sur la générosité des banques centrales. Il y a peu de signes, et encore moins de chances, pour que l’actuelle politique monétaire accommodante soit prochainement abandonnée à court terme.  
  1. Focus: la tentation de nouvelles mesures de relance financée par la dette est de plus en plus forte alors que le débat sur l’opportunité de telles mesures reste ouvert : est-ce que plus d’endettement contribue réellement à alimenter la croissance ou cela nuit-il au contraire au développement économique à long terme ?
 
  1. Macroéconomie : depuis le vote en faveur du Brexit, le ralentissement guette les investissements au Royaume Uni. Conjugué à d’autres incertitudes planant au niveau politique, tout semble concourir à venir affaiblir la croissance en Europe. L’économie américaine reste en bonne voie, avec une croissance certes modeste mais régulière.
 
  1. Matières premières : étant donné les fondamentaux du marché du pétrole et le niveau des stocks, nous nous attendons à une légère remontée des prix. L’or a quant à lui tout à gagner dans le contexte actuel d’incertitude politique et de faiblesse des taux d’intérêt.
 
  1. Taux : depuis le début de l’année, nous nous sommes intéressés de plus en plus étroitement aux obligations émergentes, aussi bien sur les segments de dette souveraine que de dette d’entreprises. Les obligations d’entreprises Investment Grade américaines et européennes gardent par ailleurs notre faveur.
 
  1. Devises : les banques centrales se montrent encore très créatives dès lors qu’il s’agit de contrôler la courbe des taux d’intérêts nominaux. Cependant, les devises sont davantage pilotées par les écarts de taux réels.
 
  1. Actions : s’il est tentant d’utiliser l’environnement de taux bas pour plaider en faveur d’une augmentation de la valorisation des multiples, cela serait une erreur. Les environnements de taux bas sont aussi bien un atout qu’un handicap pour les actions.
 
  1. Infrastructures : les infrastructures sont en vogue grâce à la stabilité des revenus et de hauts dividendes. Le principal risque pour la classe d’actifs résiderait dans une augmentation inattendue des taux d’intérêts ajustés de l’inflation.
 
  1. Placements alternatifs liquides : c’est une année à oublier pour toutes les stratégies long/short actions. Et il est peu probable que cela s’améliore prochainement. Nous continuons de nous tourner vers d’autres horizons pour de meilleures opportunités.
 
  1. Multi Asset : les temps sont durs quand il s’agit de délivrer de la performance. Nous continuons de favoriser les actifs générateurs de revenus, comme les obligations ou les actions offrant des rendements significatifs, tout en tenant étroitement compte des risques.

A propos de l'auteur : Stefan Kreuzkamp est directeur des gestions de Deutsche Asset Management.

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