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Le divin était l’amérindien

Publié le 18 octobre 2016 par Arsobispo

A bord une centaine d’hommes, majoritairement et quelques femmes. La moitié d’entre eux constituait l’équipage. Peu d’entre eux laisseront quelques souvenirs. Le navire par contre est entré dans l’histoire; il s’agit du Mayflower. Les passagers partaient à la recherche d’une terre leur permettant une liberté religieuse que l‘Église anglicane d’Angleterre sous le règne du roi Jacques 1er leur refusait.

Début septembre 1620, le navire approche du Cap Cod après 65 jours éprouvants de mer. Leur destination n’était pas ce lieu. Ils espéraient atteindre la Virginie. Ce sera bien plus au nord, une terre qui prendra le nom amérindien signifiant « les grandes collines », le Massachusetts. Les éléments en avaient décidé ainsi.

Reconstitution du Mayflower

Reconstitution du Mayflower

Ces pèlerins débarquent le 11 novembre sur une terre où s’établira la petite ville de Provincetown, tout au bout de la corne du bélier que semble dessiner le Cap Cod. Le lieu n’est guère propice pour y établir une colonie. Ils recherchent et trouvent finalement un endroit plus adéquat, au fond de la baie, sur l’emplacement d’un village Wampanoag abandonné dont tous ses habitants ont été décimés par la variole apportée par des pécheurs européens. La tempête fait rage, il faut attendre une accalmie avant de débarquer enfin du Mayflower, près de Plymouth Rock. On est en décembre. L’hiver est glacial. John Carver, le gouverneur élu des pèlerins décède, tout comme la moitié de ses ouailles.

Ce qui les sauvera d’une éradication est le lien qui s’établit alors avec les amérindiens. Ces derniers, peu rancuniers, leur apprennent comment cultiver la terre, planter le maïs, les haricots, les courges et les citrouilles. Ils désignent les emplacements où ils doivent chasser et pêcher. C’est donc grâce à eux qu’ils survivent et fondent Plymouth.

Cette aide essentielle n’est visiblement pas connue au XlXe siècle par les européens, à moins qu’elle ne soit ignorée volontairement, ce qui est plus probable. Elle est pourtant la raison du premier Thanksgiving.

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Le tableau de Gerome retourne allégrement la situation dans un célèbre tableau. On y voit les pèlerins accueillir les amérindiens avec hospitalité, en remerciement de leur aide. Mais ne serait-ce pas le contraire? Et cette fête ne devrait-elle pas être un remerciement de l’Amérique d’aujourd’hui aux amérindiens plutôt que cette fête idiote, une célébration de la providence divine ?

Le divin était l’amérindien. On sait ce qu’il lui advint.


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