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Le successeur d’Hubble, le JWST, est enfin terminé

Publié le 04 novembre 2016 par Pyxmalion @pyxmalion

Le télescope spatial James Webb est enfin terminé. Le miroir primaire de 6,5 mètres de diamètre constitué de 18 segments hexagonaux est au complet. Place maintenant aux tests. Il faudra encore patienter octobre 2018 pour son lancement et six mois de plus pour les premières observations scientifiques.

Une étape majeure vient d’être franchie dans la construction du télescope spatial James Webb (James Webb Space Telescope ou JWST) qui a débuté, rappelons-le, il y a déjà plus de 20 ans : la totalité des 18 segments hexagonaux constituant le miroir primaire ont été assemblés.

« Aujourd’hui, nous célébrons le fait que notre télescope est terminé, a déclaré l’astrophysicien John Mather, l’un des maîtres d’œuvre de ce télescope, lors de l’annonce officielle du 2 novembre organisée par l’administrateur de la Nasa, Charles Bolden, et nous allons démontrer qu’il fonctionne. Nous avons accompli deux décennies d’innovation et de travail acharné, et voici le résultat : nous ouvrons un tout nouveau territoire d’astronomie ».

À présent, une série de test attend le plus grand télescope spatial jamais construit (sa surface collectrice est sept fois plus étendue que celle de son prédécesseur, Hubble). Pour ses concepteurs, qui n’ont pas le droit à l’erreur — il sera en effet impossible d’envoyer des humains le réparer étant donné sa position à environ 1,5 million de km de la Terre —, il s’agit d’une part de vérifier que l’ensemble du satellite supportera bien les secousses lors de son lancement par une fusée Ariane 5 — cela est prévu en octobre 2018 —, et d’autre part, bien sûr, que les miroirs ne présentent aucune anomalies de courbure.

« Les leçons que nous avons tiré d’Hubble [aberration sphérique de son miroir primaire découverte après sa mise en orbite, NDLR] sont que vous devez toujours mesurer au moins deux fois, a expliqué John Mather. Et si vous n’obtenez pas la même réponse, vous feriez mieux de comprendre pourquoi ! »

Dans son fonctionnement optimum, six mois après son lancement — les équipes scientifiques et techniques les ont d’ores et déjà qualifié de « six mois de terreur » ! —, l’acuité du télescope rendu très sensible dans l’infrarouge permettra de distinguer un bourdon sur la Lune (dont la chaleur qu’il émet)… Mais bien sûr, ce ne sera pas là son ambition. Au cours de ses 5 à 10 ans d’exploitation, il sera question surtout de sonder les confins de l’Univers, à plus de 13,5 milliards d’années-lumière… et aussi d’étudier l’atmosphère des autres mondes dans notre Galaxie.


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