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Critiques Séries : How to Get Away with Murder. Saison 3. Episode 7.

Publié le 04 novembre 2016 par Delromainzika @cabreakingnews

How to Get Away with Murder // Saison 3. Episode 7. Call it Mother Intuition.


Dans ce nouvel épisode de How to Get Away with Murder, la série dessine un parallèle assez étonnant entre Annalise et une mère abusive. Pour la première fois depuis un bout de temps dans la série, il y a une sacrée affaire de la semaine qui parvient à se connecter à l’histoire de la série et à un arc émotionnel assez fort. C’est assez rare ces derniers temps que How to Get Away with Murder parvienne à délivrer de très bonnes affaires de la semaine. Elle prouve ici qu’elle est capable de faire de tels épisodes de nouveau et c’est assez rassurant. J’aime beaucoup la façon dont Annalise évolue au travers de cet épisode et surtout sa perspicacité vis-à-vis de l’affaire. Elle est capable de faire des déduction et de comprendre la vérité car elle peut se rapporter à l’histoire d’une femme d’une certaine façon. La façon dont Annalise se retrouve face à tout le monde dans cet épisode me plaît car c’est une situation qui permet de voir ses faiblesses et de comprendre ce qui ne fonctionne pas forcément avec elle, dans sa relation avec les autres et notamment les Keating Five qui ont l’occasion rêvée de dire ce qu’ils pensent. Le face à face intense qu’il y a dans cet épisode avec les Keating Five démontre aussi la capacité de How to Get Away with Murder à produire encore des instants forts avec ses personnages. Il n’y a rien de mieux qu’une série qui a cerné ses personnages et dont elle avait besoin pour ce faire.

L’épisode jongle alors entre l’affaire de la semaine et Annalise avec brio et surtout fluidité. L’épisode n’apparaît jamais surdosé ou inintéressant. Il y a un bon équilibre entre tout ce qui a été construit dans How to Get Away with Murder depuis le début permettant aussi de conduire à cette séquence assez efficace entre les Keating Five et Annalise. Au delà de ça, Annalise n’est pas le centre du monde et les Keating Five ont eux aussi des choses à raconter. Mais la petite vie de chacun, surtout d’un point de vue relationnel, n’est pas aussi passionnante que la relation entre Annalise et ses élèves. Cette relation est tellement distinctive et originale que forcément, les arcs narratifs sous jacents : Wes et Laurel, Oliver et Connor ou encore Oliver et Thomas (et je ne suis pas pour ces deux là), etc. n’apportent pas autant d’intérêt à l’épisode. Pour autant, l’histoire d’Oliver est intéressante et permet d’explorer d’autres territoires qui n’ont rien à voir avec le meurtre ou la justice, mais qui se rapproche malgré tout avec la culpabilité d’être atteint du VIH. La façon dont How to Get Away with Murder traite cette partie de l’histoire d’Oliver est intéressante car elle retranscrit une certaine forme de solitude qui peut aussi être mise en parallèle avec le reste de la série. La solitude est un symbole dans cette série alors que seuls ensemble les Keating Five peuvent fonctionner. Oliver est rejeté par Thomas quand ce dernier apparaît qu’il est atteint du VIH.

Mais cela permet aussi de montrer d’autres choses et notamment le fait qu’Oliver n’est pas définit par son statut sérologique. C’est juste une partie de l’histoire de sa vie qui ne change pas l’homme qu’il est au fond de lui. Finalement, How to Get Away with Murder brille par la complexité et la beauté de l’affaire présentée tout en développant d’autres histoires avec les Keating Five.

Note : 9/10. En bref, on avait besoin d’un solide épisode comme celui-ci et How to Get Away with Murder nous l’offre sur un plateau.


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