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Ils ont navigué en pères peinards sur la mare aux canards

Publié le 21 novembre 2016 par Rolandlabregere

Ils étaient sept, sept canards plus canards boiteux que perdreaux de l’année à barboter dans la mare qui leur était dédiée. Sept à s’ébrouer tranquillement dans la vase médiatique, six de genre masculin et une cannette qui aurait pu être fille du plus déplumé. Sept à se rengorger du jabot pour affirmer être le meilleur rempart contre la barbarie. Ils ne se sont pas épargnés pendant des semaines et des semaines, que faisandés sont devenus leurs argumentaires et éléments de langage. Ils se sont tellement aspergés de fiel et de rancœur que la plupart en furent éclaboussés.

Au terme d’un vote pour retenir celui qui sera le plus à même de plumer les citoyens, vint une surprise. Celui qui était le plus hargneux est viré de la basse-cour : casses-toi, canard de malheur ont dit les votants, pas reconnaissants pour celui qui avait si bien su prendre tout le monde à rebrousse-plume et considérer chacun comme un canard sauvage. Le voilà qui annonce la fin de sa carrière politique et fait des adieux pathétiques le même jour que disparaît le dernier des Frères Jacques qui eux s’y connaissaient en adieux recommencés. Il déserte en basse campagne de primaire.

Il reste deux canards en course. Un canard laqué et un canard lustré. A leur manière, ils abordent la modernité en étant contre. Attention, ils sont contre mais différemment contre. Chacun avec sa personnalité. Contre le social, les retraites, les fonctionnaires, les gays, les autres, contre les 35 h. Ils sont pour être contre. Allez, promis, on va la leur chanter l’Internationale, sans faire de canards. Pas question que la mare aux canards devienne la mare au diable.


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