Ce n’est pas la première fois que ce type me révulse par ses saillies réacs ambiguës qui ne disent jamais leur nom. Mais là, il a fait fort. L’ambiguïté de la position est admirable dans le registre de l’argumentation bien tordue jusqu’à l’outrance. Le vieux con réussit en effet le tour de force, en bon équilibriste de la plume qui ne se prive pas de jouer sur tous les tableaux, de prétendre à la fois ne pas partager les délires homophobes de ces censeurs ridicules qui, à Angers ou à Aulnay Sous Bois, ont fait enlever les fameuses affiches pour la campagne de lutte contre le sida dont j’ai déjà parlé ici, tout en brocardant les libertaires gauchistes qui selon lui seraient à l’origine de leur création. Et qui ont bien cherché ce qui est arrivé. Un tel torrent de merde homophobe, c’est de leur faute, assurément !
Et puis d’ailleurs pourquoi se priver du plaisir de prétendre, dans la foulée de cette veine de bêtise crasse là, (qu’importe la raison, pourvu qu’on ait l’ivresse), que la victoire de Fillon, c’est leur faute aussi ? Devant tant de mauvaise foi, on reste d’abord sans voix. Puis l’on se dit que voilà qui est du même niveau de critique approchant le zéro absolu que ceux qui prétendent que le racisme du FN, c’est la faute de ceux qui le combattent, ou que les violences faites aux femmes, c’est la faute à leur tenue provocante. (C’est comme cela que j’ai réagi sur twitter). Aussi, quand on ose trouver des excuses aux crétins homophobes qui ont déversé un peu partout leur déluge de vomi révulsif, autant appeler un chat un chat, et un gros con réac, ce qu’il est. Rendons donc à la bergère de l’histoire sa réponse : on a trouvé chez Mariane l’idiot utile de François Fillon. Il se nomme Jack Dion. Quand on a le regard aussi sale et aigri, on salit forcément tout ce que l’on regarde.