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Montre-moi les traces sur ton iPhone et je te dirai qui tu es

Publié le 25 novembre 2016 par Next51 @next51blog
Montre-moi les traces sur ton iPhone et je te dirai qui tu es Montre-moi les traces sur ton iPhone et je te dirai qui tu es “ Nous laissons des traces de molécules, de produits chimiques, des bactéries sur tout ce que nous touchons, commence BBC News. Et même se laver consciencieusement les mains n’empêche pas, selon les chercheurs, ce transfert à nos objets du quotidien. ”

Mais ce que révèle une nouvelle étude parue dans PNAS, c’est que l’analyse de ces traces laissées sur des téléphones portables permet de reconstituer le mode de vie de leur propriétaire. À l’aide d’une technique de spectrométrie de masse, une équipe de l’université de Californie à San Diego a analysé 500 échantillons prélevés sur les téléphones et les mains de 39 volontaires. Les chercheurs ont ensuite comparé leurs observations à une vaste banque de données de molécules afin d’identifier au mieux les éléments repérés. “ En analysant les molécules laissées sur leur téléphone portable, on a pu ainsi dire s’il s’agissait d’une femme, qui utilise des produits cosmétiques chers, teint ses cheveux, boit du café, préfère la bière au vin, aime des aliments épicés, est soignée pour une dépression, porte des lunettes de soleil et recourt aux insecticides et passe probablement de ce fait beaucoup de temps à l’extérieur… ”, détaille Amina Bouslimani, l’une des coauteurs de l’étude.

Bien que cette technique n’en soit qu’à ses premiers stades de développement, elle est assez précise et “pourrait être utilisée dans le cadre d’enquêtes (criminelles)… comme une méthode complémentaire permettant de cibler les recherches sur un petit groupe de suspects préalablement identifiés”, a indiqué au site Live Science Pieter Dorrestein, qui a dirigé l’étude.

En revanche, cette technique n’est pas encore suffisamment précise pour identifier une personne de manière aussi certaine qu’avec ses empreintes digitales. Pour que la méthode devienne plus puissante, les chercheurs ont besoin d’une base de données plus fournie. “Pieter Dorrestein ajoute que les scientifiques sont en particulier intéressés par [l’ajout dans la base de données] de molécules de nourritures communes, de matériaux utilisés dans les vêtements et les tapis, de peinture murale et de tout ce qui peut être en contact avec les personnes”, précise Live Science.

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