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L'édito de la semaine: Fait divers, la violence contre les femmes au quotidien

Publié le 27 novembre 2016 par Podcastjournal @Podcast_Journal
Rédacteurs et stagiaires: cliquez sur cette barre pour vous connecter en back-office de la rédaction! Recherche par tags (mots-clés) Recherche d'évènements (agenda) Reportages dans les médias, témoignages, colloques, campagnes, etc… tous les moyens sont bons pour parler de ce fléau récurrent de notre société, la violence le plus généralement masculine subie par les femmes. Pendant des siècles, les femmes victimes de coups - le plus souvent commis par une personne connue de la victime et dans un peu plus du tiers des cas, le conjoint - ont dû faire face à un vide législatif en France comme ailleurs. Dans l’Hexagone, ce n’est que depuis 1992 que le viol entre époux est reconnu. Et si toutes les victimes sont encore loin de porter plainte, les langues se délient. Les victimes parlent et dénoncent. Pour certains, les conséquences ne se sont pas fait attendre. Le célèbre photographe des années '70 David Hamilton, accusé il y a peu de viols sur mineurs se serait suicidé. D’aucuns s’inquiètent des abus de ces témoignages qui peuvent être livrés des années, voire des dizaines d’années, après les faits. C’est vrai, il y aura sûrement des abus, mais combien par rapport à toutes les victimes qui n’ont jamais osé parler et dont la vie ne fut plus jamais la même par la suite?
Il y a ainsi des coïncidences qui ne passent pas. Alors que le monde entier saisit l’occasion de la journée de lutte pour l’éradication des violences faites aux femmes, pour parler de ce fléau, la cour d'appel de Paris vient de rejeter une nouvelle fois la demande de libération de Jacqueline Sauvage, meurtrière de son époux violent et violeur dont elle et ses filles furent les victimes pendant de très longues années. La société a failli à les protéger mais cela ne semble pas poser de problème à la justice qui s’acharne à ne pas libérer cette victime. Qui sait, sans ce geste, quelques années plus tard, Jacqueline Sauvage aurait pu être une téléspectatrice d’une émission de télévision marocaine qui fait le buzz sur les réseaux sociaux et où l’on voit une animatrice télé donner des leçons de maquillage pour cacher les bleus des femmes battues!
Dans le même registre des coïncidences malheureuses, citons le président turc qui ne semble jamais se lasser d’innover, il avait proposé une loi permettant à un agresseur sexuel de ne pas être condamné s’il épousait sa victime mineure. On connaissait ce type de loi dans certains pays du Golfe, alors pourquoi ne pas tenter le coup en Turquie? Oui, mais voilà, malgré l’emprisonnement de nombreux opposants et intellectuels depuis le coup d’État manqué du 15 juillet 2016, Erdogan a oublié que la population turque avait derrière elle de longues années de républicanisme et une pratique politique que l’on ne peut comparer à celle malheureusement des populations des pays du Golfe. Une partie du peuple turc a par conséquent réussi pour l’instant à faire faire machine arrière au président Erdogan et à son parti. Pour l’instant, est-il nécessaire de préciser, car le danger n’est pas écarté...
Le changement du comportement des uns par rapport aux autres ne viendra comme d’habitude que par une prise de conscience de la société, d’où l’importance de ces nombreuses campagnes diffusées dans les médias et autres supports. Il passera aussi par le regard et les mots des journalistes. Lorsque l’on ne parlera plus de crimes passionnels, mais de meurtres tout simplement. Grâce au collectif "Prenons la une", des recommandations utiles ont été données aux médias qui se sont engagés à veiller à ne plus entacher certains meurtres d’une commisération pour l’assassin meurtrier de sa femme et/ou de ses enfants parce qu’en souffrance pour une raison ou une autre...


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