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CICATRISATION: Le rôle clé de la protéine de choc thermique – Regenerative Medicine

Publié le 29 novembre 2016 par Santelog @santelog

Ce gène et sa protéine, connue sous le nom de protéine de choc thermique 60 (Hsp60), jouent un rôle clé dans la cicatrisation, révèle cette étude, menée chez la souris, par une équipe du National Human Genome Research Institute (NHGRI/NIH). Des données présentées dans la revue Regenerative Medicine qui documentent la capacité d’une seule injection ou application de protéine Hsp60 à régénérer le tissu sur le site de la plaie.

C’est donc un rôle jusque-là inconnu de ce gène Hsp60, critique dans la régénération des tissus et la cicatrisation des plaies qui vient d’être identifié par cette équipe des NIH. Le gène Hsp60 est présent dans tous les organismes, des bactéries à l’homme. Les produits protéiques du gène Hsp60 sont connus principalement pour leur rôle de contrôle du pliage, correct, des autres protéines. La protéine Hsp60 a également été documentée comme une molécule de signalisation qui induit une réponse inflammatoire en réponse à une infection bactérienne, liée à une coupure par exemple. L’étude montre que le traitement par Hsp60, par gel topique ou injection, accélère considérablement la fermeture de la plaie chez un modèle de souris diabétique.

CICATRISATION: Le rôle clé de la protéine de choc thermique  – Regenerative Medicine
Quel mécanisme ? La protéine Hsp60 libérée sur le site de la plaie relance la signalisation du processus de cicatrisation.

·   Sur le poisson-zèbre : Sachant que la protéine Hsp60 est nécessaire à la réponse inflammatoire, les chercheurs ont émis l’hypothèse que la molécule pourrait également être impliquée dans la capacité d’un organisme à se régénérer et à cicatriser. L’équipe montre, sur le poisson zèbre, -un modèle capable de régénérer de nombreux tissus-, que privé de gène Hsp60, le poisson mutant se développe normalement mais devient incapable de régénérer ses cellules en cas de blessure. Priver le poisson-zèbre du gène Hsp60, entraine une réduction du nombre de leucocytes au niveau du site de la lésion, ce qui suggère que la protéine Hsp60 est nécessaire à l’inflammation, la phase initiale et nécessaire de la cicatrisation des plaies.

Lorsque les chercheurs injectent Hsp60 directement sur le site de la blessure, le tissu entourant la plaie se régénère alors plus rapidement (cf vignette en haut et visuel).

·   Chez la souris  » diabétique  » : Et lorsque les chercheurs ont recours à une application topique de la protéine Hsp60 sur une plaie chez des souris diabétiques, la protéine stimule la cicatrisation au point d’obtenir une fermeture complète de la plaie à 21 jours. Les souris privées de ce traitement ne présentent aucune amélioration sur la même période.

Bien que prometteuse, cette découverte doit encore être testée chez l’homme. Reste également à savoir si la protéine sera efficace pour la cicatrisation de plaies autres que les plaies diabétiques. Enfin, pourra-t-elle contribuer à réduire les cicatrices ? De nombreuses pistes prometteuses sont ouvertes pour des recherches futures, concluent les auteurs dans leur communiqué.

Source: NIH October 27, 2016 NIH researchers unveil new wound-healing role for protein-folding gene in mice et Regenerative Medicine Oct 27, 2016 doi:10.1038/npjregenmed.2016.13 Extracellular Hsp60 triggers tissue regeneration and wound healing by regulating inflammation and cell proliferation

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