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Nicolas Sarkozy ne sera pas Giscard: il ne dira pas « au revoir » aux Français.

Publié le 13 mai 2012 par Stephane Zibi

Nicolas Sarkozy ne sera pas Valéry Giscard d’Estaing. Pas d’au revoir et de chaise laissée vide après une courte allocution télévisée. « Le président sortant s’est adressé pour la dernière fois aux Français, lors d’un discours reconnaissant sa défaite à la mutualité le 6 mai », indique Franck Louvrier. « La France a un autre président », avait dit M. Sarkozy, qui considère qu’avec les cérémonies du 8 mai, aux côtés de François Hollande, il a réussi sa sortie. « C’est la première fois que le discours du perdant était meilleur que celui du gagnant », assure un collaborateur de l’Elysée. Il veille a ne rien faire, rien dire qui injure l’avenir. Quitte à revenir dans le match politique et tenter une revanche en 2017, si aucun leader à droite ne s’est imposé. M. Sarkozy ne veut pas dire qui de Jean-François Copé  ou de François Fillon, il soutient, dans la guerre de succession à droite. « C’est Copé », glisse un ami. « Chacun dit ce qu’il veut ou croit entendre », assure un second, qui ajoute : « N’oubliez pas Juppé ».

Nicolas Sarkozy quittera le palais de l’Elysée en voiture, et pas à pied, à la différence de Valéry Giscard d’Estaing qui avait eu droit à des « Giscard au chômage », lancés rue du Faubourg Saint-Honoré.

A l’Elysée, donc on vide les bureaux. On a vu sortir les chemises blanches de Nicolas Sarkozy. Hors de question d’être en retard. Lors de la passation de pouvoir entre Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac, ce dernier avait eu quelques propos vifs avec Bernadette, qui n’avait pas bouclé ses cartons alors qu’elle savait qu’elle quittait les lieux depuis des mois.

M. Sarkozy accueillera à 10 heures M. Hollande. Le chef de l’Etat sortant lui expliquera le fonctionnement des codes nucléaires, s’entretiendra avec lui pendant une vingtaine de minutes. Tutoiement de rigueur pour des gens qui se connaissent depuis toujours et ont le même âge. De source élyséenne, on indique que l’entretien entre Nicolas Sarkozy et François Hollande le soir de la défaite avait été chaleureux. Outre quelques dossiers stratégiques, on parlera du recasage de Xavier Musca, secrétaire général de l’Elysée. Et ce sera tout. Raccompagné par M. Hollande, M Sarkozy s’en ira, comme ses collaborateurs. Tous doivent avoir laissé les locaux disponibles à ce moment.

Lorsque commencera la cérémonie d’investiture, ce sera l’ère de François Hollande. Ce sont ses équipes et elles seules qui valident les invitations pour la cérémonie de passation de pouvoir.

Les équipes entrantes feront la course aux bureaux. En 2007, Henri Guaino, la plume du candidat Sarkozy,  avait exigé le bureau jouxtant celui du président, la chambre Murat, reléguant Emmanuelle Mignon, rédactrice du programme, à une aile du château. Après le temps de la conquête, celui du dur exercice du pouvoir avait commencé et fait sa première victime.

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