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Tout Cronenberg dans un superbe site

Publié le 08 avril 2014 par Cassanco
Tout Cronenberg dans un superbe site

David Cronenberg sur le tournage de « A History of Violence » © D.R.

Je n’ai pas vu l’expo Cronenberg à Toronto, mais à en croire ma collègue Sandrine Marques, c’était formidable. L’événement avait été conçu imaginé pour deux espaces-temps différents. D’une part ceux, physiques et limités dans le temps, du Bell Lightbox, siège du festival de Toronto, et du MoCCA, le musée d’art contemporain de la ville, et d’autre part celui, virtuel et potentiellement éternel, d’une exposition en ligne. Celle-ci a mis plus longtemps que prévu à être finalisée – les caprices de la technologie… – mais a fini par l’être. La  voici donc aujourd’hui consultable par tout le monde, en français et en anglais, sur le site Cronenbergmuseum.tiff.net.

Premier constat : le site est magnifique. Sobre et élégant, à l’image de son auteur, et foisonnant. Beaucoup de documents, de textes analytiques,portant sur l’influence de l’auteur dans l’art et la culture (c’était le sujet de l’exposition du MoCCA), des présentations de ses films, des études thématiques, sur son rapport à la science notamment. Beaucoup de photos aussi, des objets en 3D (tous ces objets bizarres dont regorgent les films du cinéaste canadien, des pods d’Existenz aux objets gynécologiques dérivés de ceux de Faux Semblants, conçus pour opérer des mutantes) que l’internaute est invité à faire pivoter…

Une carte interactive de Toronto renvoie à toute la filmographie de Cronenberg, proposant entre autres choses d’apprécier l’évolution de la ville en comparant, par exemple, des photogrammes de La Mouche, à des photos prises aujourd’hui au même carrefour. On trouvera aussi, bien sûr, des enregistrements audio et vidéo du cinéaste, de ses collaborateurs, des courts-métrages rares, et même des publicités :

Au fil de l’arborescence, les surprise surgissent de partout. Cette étrange étude des 33 tatouages qui parsèment le corps de Viggo Mortensen dans Les Promesses de l’ombre n’est pas la moins intrigante. On y apprend que dans les prisons russes, porter un crucifix sur le torse n’est pas un signe de foi en Jésus, mais l’affirmation du statut de voleur. Pendant qu’à l’image, on voit David Cronenberg expliquer à son acteur que ces tatouages sont sa vie, son « passeport », l’exégète détaille méthodiquement en voix off (et en Anglais…) le sens de chacun d’entre eux.


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