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La chronique culturelle de Colette: Houdini retrouve Budapest

Publié le 15 décembre 2016 par Podcastjournal @Podcast_Journal
Rédacteurs et stagiaires: cliquez sur cette barre pour vous connecter en back-office de la rédaction! Recherche par tags (mots-clés) Recherche d'évènements (agenda) Il est mort le 31 octobre 1926 à Detroit et à l'occasion de ce 90e anniversaire, l'Espagnol Eduardo Caamaño lui a consacré une biographie "Houdini" aux éditions Almuzara. 500 pages qui reviennent sur la carrière du célèbre illusionniste qui devait son pseudonyme à Jean Eugène Robert-Houdin, le plus célèbre magicien français du XIXe siècle. Et maintenant, c'est Budapest, sa ville natale, qui offre à Houdini un lieu où sa mémoire et ses exploits vont pouvoir être célébrés. Belle revanche si l'on en croit David Merlini: "Il n'était pas fier de ses origines, celles d'un immigré juif pauvre d'Europe. Mais nous devons garder sa légende vivante".
En juin 2016, ce même David Merlini qui marche sur les traces de son illustre devancier et recherche depuis des années tout ce qui peut rappeler Houdini, a ouvert le premier musée européen consacré à son héros. Il y présente des objets ayant appartenu à celui que l'on a considéré comme un as de l'évasion dans ses spectacles, menottes, cadenas ainsi que lettres personnelles. Et toutes sortes d'accessoires venus de la série télévisée américaine de 90 minutes "Houdini", en 2014, tournée à Budapest, où le rôle-titre était tenu par Adrien Brody "coaché" évidemment par David Merlini. Cette grande admiration a conduit David Merlini à monter le jeudi 29 novembre 2015, "Houdini in Milano", qui clôturait la semaine de la Hongrie à l'Expo 2015, spectacle donné à l'Auditorium de la capitale lombarde. Il est né le 31 octobre 1978 à Budapest d'un père italien et d'une mère hongroise, consacre sa vie à l'illusionnisme et rêvait depuis longtemps de "la maison d'Houdini". Finalement ouverte 11 Disz tér, sur la colline du château, "House of Houdini, Houdini Haz", comme on le lit sur le fronton, vient de recevoir une pièce rare, une bible ayant appartenu au jeune Ehrich Weiss, et portant sa signature en 1893. Elle enchante David Merlini qui confie "C'est une vraie pièce de collectionneur". Sa propriétaire, Tara O'Grady, est une chanteuse de jazz new-yorkaise d'origine irlandaise qui a vécu à Budapest durant ses études. Elle a retrouvé ce livre dans un coin de la maison familiale. Sa mère, originaire de Donegal, arrivée dans l'arrondissement de Queens en 1978. s'était liée d'amitié avec une voisine. La vieille dame, ancienne infirmière, avait travaillé à Manhattan chez le docteur Leopold Weiss décédé en 1962. Ce dernier, frère d'Houdini, lui avait remis cette bible. Tara qui avait pris connaissance de la création de la maison Houdini, contacta immédiatement David Merlini par Internet. La remise officielle de la bible a eu lieu au musée le samedi 3 décembre 2016, lors d'une conférence de presse, en présence de l'ambassadeur d'Irlande Pat Kelly et de David Merlini, ainsi que de personnalités hongroises. "J'ai l'impression qu'elle est de retour chez elle" a confié Tara. La soirée du 3 décembre s'est terminée joyeusement par un concert à l'Irish pub Beckett’s, sur Liszt Ferenc tér, près de l'Académie de musique. A l'invitation du Irish Hungarian Business Circle, avec le concours de la fine fleur du jazz hongrois accompagnant naturellement le répertoire de Tara O'Grady.


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