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Comment s’annonce 2017 pour le Maroc

Publié le 02 janvier 2017 par Podcastjournal @Podcast_Journal
Rédacteurs et stagiaires: cliquez sur cette barre pour vous connecter en back-office de la rédaction! Recherche par tags (mots-clés) Recherche d'évènements (agenda) Des travaux notables sont prévus dès janvier 2017.
Selon le journal Aujourd’hui le Maroc, des travaux d’extensions du réseau de tramway seront entamés dès janvier 2017. Ces travaux seront exécutés sur la ligne 2 du tramway de Rabat. À la fin des travaux en juin 2019, l’extension sera mise en service et permettra le transport de 50.000 usagers supplémentaires par jour.

La coupole demi-sphérique de Casablanca, œuvre de l’architecte Jean-François Zevaco, sera restaurée. Le passage souterrain de la coupole sera aménagé afin qu’il puisse ensuite abriter des activités publiques. Il comportera des services, petits commerces, épiceries, centre commercial, poste de police… La restauration commencera dès janvier 2017, comme l’a confirmé Najwa Bakri, directrice générale de Casa Patrimoine aux journalistes de Media24. Une nouvelle réforme des départs à la retraite entrera en vigueur. L’âge légal de jouissance de la retraite passera graduellement de 60 à 63 ans: les fonctionnaires ayant atteint l’âge de 61 ans en 2017 pourront prendre leur retraite, ceux de 62 ans en 2018 et enfin, les salariés du secteur public de 63 ans pourront jouir de leur retraite en 2019. Les fonctionnaires souhaitant continuer à travailler au-delà de 63 ans devront obtenir l’accord du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane. Le taux de cotisation passera de 10 à 11%.

La taxe sur le permis, fixée à 150 dirhams-14 euros, sera réglée à chaque fois que la personne passe l’examen. Après la faible récolte de 2016, la nouvelle année s’annonce plus prospère pour le Maroc. D’après la BMI research et le Fonds monétaire internationale, les estimations prévoient 4,4% de croissance grâce à l’amélioration du secteur agricole.

Les estimations de la croissance du Maroc en 2017 sont positives, mais qu’en est-il de la situation politique et diplomatique du pays? Dès janvier 2017, le Portugais Antonio Guterres occupera la fonction de secrétaire général de l’ONU. A ce moment là, il compte proposer un déblocage du dossier sur la question du Sahara occidental, source de conflit entre l’Algérie et le Maroc. Selon Assabah, le futur secrétaire général compte aussi annoncer "la nomination d’un nouvel envoyé spécial onusien au Sahara". L’envoyé spécial actuel qui sera bientôt remplacé, Christophe Ross, n’est pas apprécié par le Maroc à cause de ses prises de positions en faveur de l’Algérie.

L’identité de l’envoyé spécial qui sera nommé par le Portugais A. Guterres n’est pas encore connue, mais un nouvel envoyé spécial, dont la mission est de préserver la neutralité, pourrait limiter la tension dont le conflit du Sahara fait l’objet, en 2017. En octobre 2016, le roi Mohammed VI déclare son intention d’adhésion à l’Union africaine. En 1984, le Maroc avait quitté l’Union en signe de protestation après que celle-ci ait reconnu diplomatiquement la République arabe sahraouie comme État-membre. Aujourd’hui, le royaume tente de réintégrer l’Union africaine, avec le même vif espoir: exclure la RASD, qui n’est pas réellement un État aux yeux du Maroc.
Une motion pour suspendre la RASD a été signée par 28 États africains sur 54 au total, à Kigali, la capitale rwandaise où s’est tenu le dernier sommet de l’UA. Pourtant, rien dans l’acte constitutif de l’UA ne permet d’expulser un des membres et l’adhésion du Maroc signifiera que le pays s’engagera à respecter "les frontières au moment de l’accession à l’indépendance" et à "défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance" des État membres.
Toutefois, le Maroc à la possibilité de réclamer la révision d’un tel amendement si le pays obtient les deux tiers des votes des membres de l’UA.
Le royaume a déjà obtenu une majorité de voix en faveur de son adhésion. Le Maroc sera donc membre de l’Union africaine en 2017. Ainsi, il est facile d’imaginer qu’une fois que le pays se retrouve au sein de l’UA, le bras de fer entre le Maroc et l’Algérie/RASD s’intensifiera.
Même s'il semble que la raison essentielle de l’intention d’adhésion du Maroc à l’UA est d’exclure la RASD, son adhésion à l’Union à aussi un aspect symbolique. Le Maroc est un pays africain, et sa "place naturelle", comme l'affirme le roi Mohammed VI, repose au sein de l’UA. Le royaume a ainsi renoué le contact avec de nombreux pays tels que la Tanzanie, l’Éthiopie, le Nigeria et le Rwanda.
Des projets d’investissement dans l’agriculture, le bâtiment, les phosphates et l’énergie sont à l’étude où en cours à travers l’Afrique. Si le redéploiement de son partenariat économique avec les pays d’Afrique semblent être un début de succès, il est difficile de prédire l’évolution des relations du Maroc avec les autres pays africains, compte tenu du conflit sur la question du Sahara, celle-ci ayant longtemps empoisonné les liens du royaume avec les autres pays.
Selon les médias marocains, l’Algérie, confrontée à une crise économique, ne pourra pas avoir d’influence sur les projets du royaume grâce à son dynamisme économique. Le partenariat économique du Maroc avec les autres pays africains seraient donc l’un de ses atouts majeurs qui pourraient favoriser sa "victoire" contre l’Algérie/RASD en 2017, ou du moins dans le contexte de l’Union africaine. En octobre 2016, le PJD était arrivé en tête des législatives avec 125 sièges, face au PAM avec 102 sièges. Deux mois après les législatives, le chef de gouvernement Abdelilah Benkirane, ne parvient toujours pas à former une majorité gouvernementale. Le PAM (Parti Authenticité et Modernité), parti rival du PJD (Parti de la Justice et Développement, dont Abdelilah Benkirane est le leader), refuse toute alliance. En novembre 2016, le PAM annonce qu’il ne compte toujours pas diriger un gouvernement même en cas d’un échec du PJD.
Pour justifier cela, le chef du PAM Ilyass El Omari argumente qu’aucun article dans la Constitution n’oblige le parti arrivé deuxième à former un gouvernement. Ainsi, la loi de Finances n’a pas été signée et le futur parlement n’a pas été formé.
Si la loi de Finances n’est pas adoptée, cela pourrait créer un blocage politique et économique. Selon l’article 75 de la Constitution, ''si, à la fin de l’année budgétaire, la Loi de finances n’est pas votée ou n’est pas promulguée, le gouvernement ouvre, par décret, les crédits nécessaires à la marche des services publics et à l’exercice de leur mission, en fonction des propositions budgétaires soumises à approbation''. Les tensions entre les différents partis du Maroc pourraient potentiellement ralentir la politique et l’économie du pays, et à ce rythme, le début de la nouvelle année ne semble pas s’annoncer avec une résolution entre ces différents partis.


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