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Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 216

Publié le 08 janvier 2017 par Antropologia

Bonne année !

Hier 1er janvier, un couple de voisins a commencé dès 7h30 à se disputer avec force de hurlements, insultes, claquements de portes… J’ai alors pensé qu’à minuit, ils s’étaient sans doute souhaité une bonne année… Que serait une bonne année pour eux ?

Et pour les anthropologues ? Souhaitons-nous donc des enquêtes captivantes, des publications, du travail, des postes, de grandes idées, de garder la flamme et de bons repas ! Cela ferait déjà une bonne année…

Mais ce qui a particulièrement retenu mon attention en ce premier jour de l’année c’est le vote de la loi sur le droit à la déconnexion pour les salariés. Certes vide de mesures mais qui a le mérite d’attirer l’attention sur un réel problème : le débordement de la vie professionnelle sur la vie privée, l’une empiétant sur l’autre par une intrusion de mails, SMS, appels, par l’usage de moyens de communication qui nous rendent joignables et donc corvéables à souhait. Ne nous berçons pas d’illusions, user de notre nouveau droit à la déconnexion ne sera pas bien vu. Par exemple, les caissières de supermarché qui « pouvaient » refuser le travail dominical ont été punies par des horaires catastrophiques en semaine. Mais si chacun de nous s’impose déjà un « devoir de déconnexion » – lâcher son portable ou son ordinateur pendant par exemple deux heures quotidiennes, ne plus envoyer de messages d’ordre professionnel le dimanche (ou tout autre jour) ainsi que les jours fériés, relativiser l’urgence absolue du contenu, user avec parcimonie du « répondre à tous »… – un petit progrès verrait déjà le jour…

Colette Milhé



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