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Palmarès cinéma 2016

Par Balndorn
Cher.es lecteurs et lectrices,
une très bonne année cinématographique se termine dans quelques heures. Je me propose de vous concocter un petit top 10 et un plus maigre flop 5 ainsi qu'une liste de tendances et de films qui (m')ont marqué.
Vous aurez sans doute remarqué que le blog s'est à présent concentré sur le cinéma, au détriment de la littérature et des billets d'humeur (mais pas des expositions, auxquelles je consacrerai un prochain palmarès).
Top 10:

1) The Revenant, Alejandro Iñaritu : Iñaritu et Lubezki poursuivent le travail de Birdman et confinent au sublime tant les travellings en plan-séquence explorent à merveille la chair d'un monde investi de sentiments humains
http://organiste.blogspot.fr/2016/03/de-chair-et-dos.html 
2) Premier Contact, Denis Villeneuve : quand le montage cinématographique réinvente l'après-Babel
http://organiste.blogspot.fr/2016/12/palindrome.html
3) The Neon Demon, Nicolas Winding Refn : pour son premier film centré sur une héroïne, Winding Refn pousse aux limites de la (dé)figuration sa quête formelle, et, mieux que quiconque, exprime des vérités morales invisibles et in-senties
http://organiste.blogspot.fr/2016/06/beaute-anthropophage.html
4) Merci Patron !, François Ruffin : le grand retour de la farce au cinéma, dans ce qu'elle a de plus politique et de plus positif pour le renouveau de la démocratie en Europe
http://organiste.blogspot.fr/2016/04/merci-bernard.html
5) Midnight Special, Jeff Nichols : chez Nichols, le regard est intense, magnifique, et impénétrable
http://organiste.blogspot.fr/2016/09/mysteres-du-regard.html
6) Spotlight, Tom McCarthy : un sommet d'un classicisme esth-éthique, qui associe avec brio vertu, lumière et vérité
http://organiste.blogspot.fr/2016/03/lueurs-de-verite-parfums-de-scandale.html
7) Café Society, Woody Allen : on en ressort bouleversé par cette triste ode à la beauté éphémère des relations humaines
http://organiste.blogspot.fr/2016/06/la-vie-est-un-long-fleuve.html
8) Ave, César !, Joe et Ethan Coen : moins ambitieux qu'Inside Llewyn Davis, le dernier-né des frères Coen explore lui aussi l'envers d'une industrie culturelle, Hollywood cette fois, dans une veine nettement plus comique
http://organiste.blogspot.fr/2016/02/ave-cinema.html
9) Sully, Clint Eastwood : Eastwood fait le procès de son propre personnage, dont l'héroïsme porte à débat
http://organiste.blogspot.fr/2016/12/erreur-heros-humain.html
10) Manchester by the Sea, Kenneth Lonergan : il est rare qu'un mélo vous fasse pleurer de bonheur devant la tristesse du monde
Autres films notables (dans le désordre) :
- Les Animaux fantastiques, David Yates : le premier opus de cette nouvelle saga se distingue d'Harry Potter avec élégance et pose les bases d'un univers américain beaucoup plus mature
- Le Livre de la jungle, Jon Favreau : les films live Disney semblent se dégager de l'anthropomorphisme animal
- Green Room, Jérémy Saulnier : l'acte de tuer dans ce qu'il a de plus dérangeant
http://organiste.blogspot.fr/2016/05/la-fin-de-linnocence.html
- Frantz, François Ozon : justesse et justice d'un film qui révèle avec pudeur les fêlures intimes au lendemain de la Grande Guerre
http://organiste.blogspot.fr/2016/09/chanson-dautomne.html
- La Jeune fille sans mains, Sébastien Laudenbach : quand la technique d'animation devient porteuse de sens en elle-même
http://organiste.blogspot.fr/2016/12/cryptokinographie.html
- Aquarius, Kelber Mendonça Filho : un film où la musique devient le credo de la vie
- Poesía Sin Fin, Alejandro Jodorowsky : où le faux et l'artifice font éclater les vérités enfouies et tomber les masques
http://organiste.blogspot.fr/2016/10/absurde-createur.html
- Moi, Daniel Blake, Ken Loach : sans être très prétentieuse, la dernière Palme d'or à Cannes montre sans fards la réalité humaine du marasme socio-économique en Europe
http://organiste.blogspot.fr/2016/11/le-combat-ordinaire.html
- Réparer les vivants, Katell Quillévéré : une petite perle inattendue, qui combine poésie, montage et éléments décomposés
http://organiste.blogspot.fr/2016/11/histoires-de-cur.html
- Ma Loute, Bruno Dumont : absurde et décalé, en tout cas vivifiant dans le cinéma d'auteur français
- Zootopie, Byron Howard et Rich Moore : ENFIN un bon Disney qui ne verse pas dans la mièvrerie détestable de La Reine des neiges ou la stupidité des Nouveaux héros
- Captain Fantastic, Matt Ross : la mise en scène d'un monde en équilibre perpétuel
http://organiste.blogspot.fr/2016/10/fantastic-human-beings.html
- Captain America, Anthony et Joe Russo : le premier film de super-héros qui revient à la démocratie et met en crise son propre univers idéologique
http://organiste.blogspot.fr/2016/05/crepuscule-des-dieux-renouveau-des-heros.html
Mes déceptions :
- Les Huit salopards, Quentin Tarantino : j'avais hâte de revoir Tarantino après Django. mais là, c'était du Tarantino qui singe du Tarantino, ce qui, en fin de compte, dénude le culte qu'il voue à la violence gratuite
http://organiste.blogspot.fr/2016/01/le-grand-salopard.html
- Batman vs Superman, Zack Snyder : l'exact inverse de Civil War. Le même point de départ pour revenir à une fin stéréotypée à base de grand méchant
http://organiste.blogspot.fr/2016/03/le-crepuscule-de-la-justice.html
Doctor Strange, Scott Derrickson : on aurait pu aller vers une redéfinition de la perception visuelle, mais non, on a préféré un bon vieux récit d'initiation
http://organiste.blogspot.fr/2016/11/multiverres.html
- Deadpool, Tim Miller : pas grand-chose de bon à attendre d'un film de super-héros à base de pipi-caca-zézette
- Le Bon Gros Géant, Steven Spielberg : l'errance du numérique, la dérive mièvre de Spielberg...
- Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tim Burton : même souci, ce qui pose de gros problèmes pour un cinéaste qui aimait les monstres à ses débutshttp://organiste.blogspot.fr/2016/10/miss-peregrine-le-classicisme-et-la.html
- Rogue One : A Star Wars Story, Gareth Edwards : après l'excellent film de J. J. Abrams, plein d'espoirs pour une saga plus inclusive et plus proche des petites choses, on en revient à du clinquant belliciste
http://organiste.blogspot.fr/2016/12/les-sacrifiees.html
Juste la Fin du Monde, Xavier Dolan : Mommy est à des années-lumières d'un film qui se regarde le nombril
http://organiste.blogspot.fr/2016/10/lalbatros-empetre.html
Flop 5 :
1) Assassin's Creed, Justin Kurzel : sans aucun doute l'un des pires films de l'histoire du cinéma
2) The Assassin, Hou Hsiao-Hsien : filmer des scènes de combat de loin et sans aucun intérêt fait dormir une salle entière
http://organiste.blogspot.fr/2016/04/assassin-dennui.html
3) Les Filles au Moyen Âge, Hubert Viel : le premier film populiste féministe
4) Salt And Fire, Werner Herzog : une morale écolo à la ramasse que ne sauvent pas les beaux plans sur le désert de sel
5) X-Men : Apocalypse, Bryan Singer : encore et toujours le mythe X-Men
http://organiste.blogspot.fr/2016/07/x-men-leternel-retour.html
Je précise n'avoir pas vu La Tortue rouge, ElleMa Vie de Courgette, Toni Erdman ou encore Suicide Squad (qui serait rentré sans trop de peine dans le flop).
J'espère en tout cas que 2017 sera à la hauteur de 2016.
En attendant, très bonne année à tous !

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