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CELLULES SOUCHES : Et si on pensait synthétique? – Nature Communications

Publié le 14 janvier 2017 par Santelog @santelog


CELLULES SOUCHES : Et si on pensait synthétique? – Nature CommunicationsDes avantages thérapeutiques et moins de risques, ce serait l’objectif à atteindre avec les cellules souches synthétiques. Toujours plus loin, cette équipe de l’Université d’État de Caroline du Nord imagine ici des cellules souches synthétiques, cardiaques -pour répondre à leur usage thérapeutique aujourd’hui le plus avancé- et permettant, à terme de pouvoir élargir au plus grand nombre l’accès aux thérapies par cellules souches.

Les thérapies par cellules souches sont censées favoriser en la relançant, la réparation endogène. Elles aident le tissu endommagé à se réparer en sécrétant des  » facteurs paracrines  » dont des protéines et du matériel génétique. Si ces thérapies peuvent être efficaces, en particulier en réparation cardiaque, elles comportent des risques de tumeurs et de rejet immunitaire. De plus les cellules souches naturelles sont très fragiles, nécessitent un stockage minutieux et un processus hypercomplexe en plusieurs étapes de typage et de caractérisation avant d’être pouvoir être utilisées.

Ces chercheurs de la North Carolina State University, de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill et de l’Université de Zhengzhou ont mis au point une version synthétique de cellule souche, cardiaque. Ces cellules souches synthétiques offrent des avantages thérapeutiques comparables à ceux des cellules souches naturelles mais avec en plus, la capacité de réduire certains certains risques associés aux thérapies par cellules souches. Et, en prime, une meilleure stabilité de conservation et une technologie probablement généralisable à d’autres types de cellules souches.

Il s’agit d’une microparticule imitant les cellules (cell-mimicking microparticle ou CMMP) à partir d’un polymère biodégradable et biocompatible issu d’acide poly(lactique-co-glycolique) ou PLGA. Les chercheurs ont alors récolté des facteurs de croissance à partir de cellules souches cardiaques humaines cultivées et les ont ajoutées au polymère. Enfin, ils ont enduit la particule avec une membrane de cellules souches cardiaques. Testées in vitro, les CMMP et les cellules souches cardiaques favorisent la croissance des cellules musculaires cardiaques. Testées chez la souris modèle d’infarctus du myocarde, les CMMP confirment leur capacité à se lier aux tissus cardiaques et favoriser la croissance après une crise cardiaque. Bref une efficacité comparable à celle de cellules souches cardiaques naturelles.

Moins de risques : en raison de leur structure, les CMMP ne se reproduisent pas ce qui réduit le risque de formation de tumeurs. Leurs membranes leur permettent d’échapper à toute réponse immunitaire -ce qui limite le risque de rejet, de se lier aux tissus cardiaques, de libérer les facteurs de croissance et de déclencher la réparation. Enfin, ces cellules souches synthétiques sont beaucoup plus durables que les cellules souches humaines, elles peuvent même supporter la congélation et la décongélation. Enfin, le processus de production présenté ici pourrait valoir pour n’importe quel type de cellules souches.

Pour l’équipe c’est une première étape vers des cellules souches synthétiques standards qui pourront ouvrir un accès élargi aux thérapies par cellules souches.

Source: Nature Communications Dec 26, 2016 DOI: 10.1038/NCOMMS13724 Therapeutic microparticles functionalized with biomimetic cardiac stem cell membranes and secretome

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