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Le tourisme doit être respectueux de la Création

Publié le 23 juin 2008 par Micheljanva

Le tourisme ne doit pas participer à la destruction en cours de la Création par l'homme. Phénomène croissant, il doit adopter une attitude de plus en plus respectueuse de ce "don" de Dieu. L'homme actuel doit renoncer à son égoïsme par égard pour les générations à venir. C'est tout le sens de ce message du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, qui loin des débats techniques et des idéologies, revient à la responsabilité de l'homme sur terre et à sa place dans la Création.

D'abord une bonne nouvelle qui témoigne de l'engagement du Vatican dans cette voie :

"La Cité du Vatican est devenue le premier Etat souverain « à zéro émission» d'anhydride carbonique (C02) avec la création, en 2007, d'une zone boisée en territoire hongrois, lui appartenant".

Affutant son point de vue, le Cardinal Renato Raffaele, président du dit conseil, redit que les changements climatiques sont dus à l'activité actuelle de l'homme :

"Certes, il ne s'agit pas seulement du tourisme, car de nombreuses autres activités entraînent la pollution, le réchauffement global et, en conséquence, un appauvrissement de l'atmosphère, avec des effets négatifs sur le climat et l'environnement".

La solution du "bien écologique" vient donc d'un changement radical de l'homme actuel aveuglé par l'égoïsme :

"Mais quel est pour nous le chemin du bien écologique pour nous opposer au changement climatique néfaste, thème de notre Journée cette année ? Le grand défi semble consister à surmonter un certain narcissisme malsain, à combattre l'égoïsme et à regarder avec lucidité et honnêteté la terre qui risque d'être détruite. Nous ne voulons pas dire par-là que l'homme doit se laisser abattre par la déception ; au contraire, cela signifie qu'il doit assumer ses responsabilités aux niveaux individuel et collectif, pour recréer l'harmonie possible après le péché originel et faire en sorte que la planète suive son cycle vital, en l'aidant en cela. Concrètement, cela signifie ne pas contribuer davantage encore à l'augmentation du réchauffement global, par des actions humaines concertées ou inconscientes, porteuses d'une ruine prématurée".

Cette attitude doit être empreinte d'une charité entre les générations contrairement à ce que certains envisagent, comme de faire payer aux générations à venir les fautes d'aujourd'hui :

"Le mal réside dans les structures ou les choses qui accélèrent la pollution, sans qu'on prenne garde à la voix intérieure de l'homme qui l'invite à se rendre compte des limites, sans évaluer les décisions à prendre dans un horizon de fraternité et de bienveillance miséricordieuse envers les générations à venir et le bien commun universel, dans une perspective d'avenir. Il n'est pas juste que les êtres humains provoquent la fin de la Terre et de la succession des générations par négligence ou à cause de décisions égoïstes et de consommation exaspérée, comme si les autres, ceux qui viendront après nous, ne comptaient pas. Il existe, en somme, un égoïsme face au futur qui se révèle dans le manque de pondération et de perspective, dans l'indolence et l'abandon".

Après ce point général, le conseil propose un appel : "Celui de cultiver l'éthique de la responsabilité, de la part de tous - et pour nous en particulier de la part des touristes" et des solutions simples et très concrètes (marche à pied, repas, activités, etc.). Il conclut sur l'importance de redécouvrir le sens de la limite et la charité envers envers "ceux qui viendront après nous" :

"Dans cette logique « écologique », il est extrêmement important de revenir au sens de la limite, contre le progrès fou et à tout prix, en fuyant l'obsession de posséder et de consommer. Le sens de la limite se cultive aussi lorsque l'on reconnaît l'altérité entre semblables et la transcendance du Créateur par rapport à ses créatures (...)

Par ailleurs, quand l'homme oublie d'être un fidèle serviteur de Dieu et de la terre, celle-ci se rebelle et devient un désert qui menace la survie. Il faut donc construire des liens forts entre les diverses générations afin que l'avenir soit possible ; il faut développer une austérité joyeuse, en choisissant ce qui n'est pas transitoire ni périssable. Il est nécessaire de cultiver la charité envers la terre aussi, en désarmant la logique de la mort et en encourageant l'amour pour ce cher espace qui nous appartient à tous, dans la mémoire du don, dans la responsabilité de chaque instant et dans le service constant de la fraternité, notamment en vue de ceux qui viendront après nous".

Lahire


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