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L'intrapreneuriat : innover et créer son entreprise tout en restant salarié d'un grand groupe (Individus, réseaux, innovation et motivation)

Par Levidepoches

Lu dans Les Échos
Pour doper leur innovation, certaines entreprises encouragent leurs collaborateurs à mettre en oeuvre leurs propres idées et à défricher de nouveaux marchés. Tout en restant dans le groupe.

Intrapreneuriat : l'appellation semble barbare, mais pourrait séduire dirigeants et salariés. Son principe : insuffler l'esprit d'entrepreneuriat, voire de création d'entreprise, au sein de grands groupes. « De par leur taille, ceux-ci courent le risque de se bureaucratiser. Pour préserver leur capacité d'innovation, ils ont tout intérêt à s'appuyer sur leurs collaborateurs en faisant d'eux des entrepreneurs en puissance », explique Thomas Legrain, président du cabinet TL Conseil et auteur d'un rapport sur le sujet. Porter un projet, trouver les financements et les ressources appropriés, lancer une nouvelle activité, voire une filiale tout en restant rattaché au groupe... Une simple gestion de projet ? Pour Véronique Bouchard, professeur de stratégie et d'intrapreneuriat à l'EM Lyon : « L'intrapreneuriat est une démarche qui va du bas vers le haut : c'est le collaborateur qui est à l'origine de l'idée. »

Le groupe 3M (76.200 salariés dans le monde) est connu pour sa politique d'innovation permanente (création des marques Post-It, Scotch, et de solutions dans la santé, l'électricité, la sécurité...). Au sein de la direction recherche et développement, chaque salarié dispose de 15 % de son temps pour défricher de nouvelles idées. L'entreprise permet même aux meilleurs porteurs de projets d'être détachés à plein temps. En 2006, Daniel Augusto, directeur de développement, décide de se consacrer à la conception de nouvelles solutions dans le domaine de la sécurité alimentaire, encore peu exploré par le groupe. Après avoir convaincu sa hiérarchie, l'homme quitte la tête de son équipe de 30 collaborateurs. « Je suis parti de rien, simplement en prenant mon bâton de pèlerin », se souvient-il. Détaché à plein temps, il boucle une première étude de marché. De quoi encourager sa direction à lui allouer ses premières ressources : 3 collaborateurs de départements différents (hygiène, agroalimentaire, filtrations) l'aident dans le développement de ses premières innovations. Enregistreur de temps/température, masques de protection spécifiques, machines détection de ruptures de chaîne de froid... Depuis un an, une trentaine de nouveaux produits a pu être conçue - résultant pour la plupart d'adaptations de solutions existantes dans d'autres secteurs - et sont aujourd'hui commercialisées aux industriels de l'agroalimentaire. Pour un chiffre d'affaires de 1 million d'euros...

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