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Montage vidéo, le guide (partie 4)

Publié le 20 janvier 2017 par Eddy Braumann

Montage vidéo, le guide (partie 4)Le débit d'une vidéo se mesure en bits par seconde. Cette notion permet d'avoir une vidéo qui se charge plus vite dans le navigateur de l'usagé, que sa lecture.

Comme je le disais précédemment, nous ne sommes pas tous reliés à la fibre optique, et une vidéo doit pouvoir se lire avec fluidité et sans coupure.

Le débit de la vidéo (ou Bitrate) est donc ici important.

Votre vidéo est enregistrée aux environs de 12000 kbits/s (kilobits par seconde), voir même 15000. Ce qui ne gène pas la lecture si vous la regardez sur un téléviseur, ou sur votre propre ordinateur.

Mais pour la diffusion sur internet, Youtube ou d'autres plate-formes, l'appareil de chaque utilisateur devra charger la vidéo, du moins quelques secondes en avance, pour la lecture.

En prenant en compte les faibles débits de connexions internet, vous devez avoir un débit de vidéo approximativement d'un maximum de 5000 kbits/s (plus ou moins) pour avoir un compromis entre le chargement et la qualité de votre vidéo.

Car si vous n'avez qu'un faible débit de 1500 kbits/s, votre vidéo est dégradée, les couleurs sont pales et la vidéo est délavée.

Si le débit est supérieur à 8000 Kbits/s, il y a des chances que vous ayez des coupures en lecture.

Vous pouvez négliger cette notion de bitrate, mais sachez que si vous vendez sur internet, ou que vous avez un intérêt financier, vous devez pouvoir toucher le maximum de personnes pour votre entreprise.

Le débit de sortie de vidéo peut être corrigé lors du ré-encodage de votre vidéo, et aussi pour l'alléger en poids, afin de pouvoir la transférer plus rapidement vers Internet.

On utilise des logiciels, gratuits, comme Kigo Vidéo Converter, ou Free Studio Vidéo.

Montage vidéo, le guide (partie 4)
Il existe également plusieurs extensions de vidéos, propriétaires ou pas. Chaque firme a sa propre extension, pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer.

AVI pour Windows, MOV pour Apple...

D'autres formats comme le FLV, le MP4, le MPEG, le OGV... VP8 et j'en passe, sont aujourd'hui utilisables dans les logiciels de montage de vidéos. Certains demandent un codec ou un plugin pour le lire.

Aujourd'hui, pour faire simple, ce qui vous intéresse c'est ce que l'on utilise sur internet.

On se sert en réalité d'un encodage en H264 (ou X264 sous Unix), qui est le conteneur de la vidéo. L'extension utilisée par tous les navigateurs internet est le .MP4.

Vous verrez parfois l'inscription MPEG4, ce qui est une aberration car une extension de fichier ne comporte que 3 lettres/chiffres. (.doc, .xls, .avi ...).

Bien souvent, par exemple, sous Apple, il suffit juste de renommer l'extension de la vidéo .mov en .mp4 pour internet, sans tracas.

Depuis 2014, les constructeurs de caméras ont adoptés le format MP4 en sortie de leurs appareils, car cette norme a été adopté par les navigateurs internet. Et comme ils prévoyaient le tout en un avec les appareils mobiles, ils ont dû s'adapter.

Pour vous, ce qui est important à savoir, c'est que peu importe l'extension de sortie de la vidéo, si vous n'avez pas le choix, Youtube ou les autres, vont de toute façon ré-encoder votre vidéo pour la diffusion.

Mais ça pose des soucis de transferts vers les plate-formes, et souvent beaucoup de temps à uploader.

Ce qui est important à savoir pour vous, c'est que lorsque vous exportez votre film final, en sortie du logiciel de montage, soit on vous propose l'extension .mp4 ou un format propriétaire, comme le .mov sous Apple.

Il est bon de prévoir un encodage en mp4 (H264 ou X264) avec un débit (bitrate) de 5000kbits/s pour internet, afin de pouvoir l'uploader rapidement et que votre vidéo puisse se charger plus rapidement dans le navigateur de l'utilisateur que sa lecture, pour ne pas avoir de coupure de chargement.

Dans mes programmes, que ce soit sous Magix vidéo deluxe, ou sous Imovie, je vous montre comment régler une bonne fois pour toute et utiliser les logiciels de conversions, gratuits et précédemment cités, afin de vous faciliter la vie, pour ne plus appréhender cet aspect technique, comme une contrainte.

Les bases du montage vidéo, sont communes à tous les logiciels et s'appliquent sur toutes les vidéos.

Certaines personnes les apprennent seules, y passent des semaines, mais malheureusement, n'acquièrent pas les bonnes façons de faire et parfois omettent certaines fonctions, qui pourraient faire que leurs vidéos soient plus faciles à monter.

Événement.

Montage vidéo, le guide (partie 4)

Un événement est une vidéo que vous avez filmé, comme par exemple, Noël, un anniversaire, vos vacances.
On filme plusieurs événements, que l'on peut ensuite monter dans des projets.

Projet.

Un projet regroupe tous les événements et éléments que vous voulez inclure dans votre vidéo finale. Vos films, vos musiques, vos photos, vos transitions, vos titres, par exemple.

Montage vidéo, le guide (partie 4)
On peut très bien créer un projet " film de Noël ", un autre " anniversaire " et encore un autre " Noël et anniversaire ", pour faire plusieurs films.

Vous pouvez copier des événements d'un projet à l'autre. Vous pouvez utiliser une vidéo que vous avez filmé de vos vacances, en le copiant par exemple dans chaque projet, et sortir le nombre de film que vous voulez.

Par exemple, vous avez une belle photo de vous, vous pouvez l'insérer dans tous vos films, en le copiant dans chacun des projets, vous l'avez bien compris.

Et chaque éléments, événements peuvent être ainsi utilisés sans restriction.

Time line

Montage vidéo, le guide (partie 4)
La time line est la ligne de temps, en partie inférieure de votre logiciel de montage, qui permet d'assembler les éléments, d'y apposer vos événements, films, musiques, titres, transitions.

Cette ligne est redimensionnable pour visualiser les parties jusqu'à une image par seconde de vidéo, afin de travailler au plus précis sur cette partie de vidéo.

Ce qui vous permet par exemple de choisir le moment précis dans votre film, par exemple, où vous levez le doigt, afin de mettre en phase un texte qui apparaît, pour avoir un résultat en lecture, qui donne l'illusion que vous avez levé le doigt pour faire apparaître un texte, comme par magie. Où bien une image, un effet spécial, un flash...

En montage, on a libre court à son imagination.

Visualiseur.

(La suite dans le prochain article)


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