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Hidden figures (Ciné)

Publié le 06 février 2017 par Bigreblog

Bonjour les Bigronautes!

Vous l’aurez remarqué, moi aussi, en ce moment mes séances cinéma se font systématiquement le dimanche…

😉
Il faut dire que depuis que ce nouveau ciné en VO a ouvert dans ma ville natale, ça donne juste envie de s’y enterrer jusqu’à ce que mort par film interposé s’ensuive…

Bref. Alors que le reste du public allait gentiment enfin voir La la land, mes parents et moi-même sommes allés voir un film qui nous a attiré uniquement par sa bande-annonce. Hidden figures, dubbé Les figures de l’ombre en VF.

No spoilers!

1961, Virginie. Katherine Goble, Dorothy Vaughan et Mary Jackson sont toutes les trois des femmes noires employées par la NASA comme « calculatrices ». La ségrégation est bien présente à Langley, et alors que la course pour envoyer le premier homme dans l’espace s’amorce, les trois femmes comprennent qu’elles valent mieux que leur couleur de peau, et s’engagent dans une aventure qui va changer l’Histoire…

Hidden figures (Ciné)

Hidden figures est l’un de ces films dont on entend pas parler du tout jusqu’à ce que sa bande-annonce fasse un tour en salles obscures. En l’occurrence, je l’ai vu pour la première fois lors de mon visionnage de A monster calls début janvier. Un thème qui m’a fortement émoustillée, et pour une raison simple.

Je ne suis pas Noire. Je ne suis pas non plus américaine. Dans un monde pas si loin d’ici, on me dirait privilégiée à cause de ma couleur de peau, naïve aussi à cause d’elle. J’ai eu le cas deux-trois fois où une connaissance afro-américaine m’a quasi insultée parce que « je ne pourrais pas comprendre ses problèmes ».

Alors j’ai décidé de comprendre ces problèmes. D’essayer de piger pourquoi les Noirs américains considèrent tous les Blancs sans exception comme des connards. Explication dans le film.

Je ne suis absolument pas raciste. La couleur de la peau, la religion, les origines, l’accent, je m’en fous. Tout le monde est né avec les mêmes droits; et Hidden figures nous prouve à quel point cela n’a pas toujours été le cas. A quel point ce n’est toujours pas le cas.

Plus que le reste, c’est donc le message véhiculé par le film qui m’a frappée, à travers des scènes subtiles et peu nombreuses, souvent d’ailleurs sans la moindre note de musique. La course vers l’espace est donc plus que secondaire, même si elle n’en reste pas moins passionnante.

La grande force du film réside également dans son casting de têtes bien remplies…

Katherine est incarnée par Taraji P. Henson, que je connais plus pour son rôle dans Benjamin Button que pour celui qu’elle incarne dans Empire. Mais qui reste une actrice formidable. Vraiment.

Dorothy est, elle, interprétée par Octavia Spencer, énorme comme toujours dans un rôle tout en silences et en force cachée.

Hidden figures (Ciné)

Et Mary a les traits de Janelle Monàe, qui donne une candeur et une force plus…explicite, à son personnage.

Trois géniales actrices entourée par un très bon cast de rôles secondaires.

L’immense Kevin Costner, par exemple; ou encore Kirsten Dunst en blonde pleine de préjugés; ou encore Jim Parsons, qui sans surprise trouve un rôle à la mesure de notre Sheldon adoré.

Et si Hans Zimmer, mon Kaiser, est bien au générique pour la BO, il n’en reste pas moins que celle-ci est extrêmement épurée, au point où les quelques chansons composées par Pharrell qui jonchent le film l’éclipse totalement…

Bref, un très bon film, un excellent casting, un encore meilleur message!

Note: 8,5/10 (scénario: 9/10 jeu: 9/10BO: 6/10 (le bât blesse mais désolée, le Kaiser ne peut pas être payé à ne rien faire, c’est blasphème)message: 10/10)

Hidden figures (Ciné)



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