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RISQUE CARDIAQUE : Le nombre d'enfants, un facteur de risque chez les deux parents ? – Circulation

Publié le 07 février 2017 par Santelog @santelog

RISQUE CARDIAQUE : Le nombre d'enfants, un facteur de risque chez les deux parents ? – CirculationLe nombre d'enfants apparaît avec cette étude comme un facteur de risque de certaines maladies cardiovasculaires (CVD) chez les deux parents. Un facteur de risque jusque-là peu évoqué. Cette recherche publiée dans Circulation, une des revues de l'American Heart Association, constate en effet que l'expérience de grossesses successives augmente le risque d'une femme de développer la fibrillation auriculaire plus tard dans la vie. Et l'augmentation de la fibrillation auriculaire est linéaire avec un nombre croissant d'enfants.

L'étude " est de taille " mais, dans le même temps, ciblée sur la communauté asiatique, puisqu'elle a été menée à partir des données 500.000 Chinois. L'analyse constate une relation statistiquement significative en " J " entre le nombre d'enfants mis au monde et le risque de maladie coronarienne et d'accident vasculaire cérébral : si le risque diminue avec un enfant, il augmente ensuite avec deux enfants ou plus m'a dit. Mais le résultat sans doute le plus surprenant est que le risque suit cette même courbe chez les hommes aussi.

Tout part des facteurs socio-économiques, expliquent les auteurs : avoir un premier enfant entraîne un effet protecteur parce que les parents vont avoir un soutien social à âge avancé. Mais (en Chine) un grand nombre d'enfants fait disparaître cet avantage en raison de pression économique et sociale immédiate sur les parents.

Le nombre d'enfants devrait-il être considéré comme un nouveau facteur de risque cardiaque ? Non, plutôt comme un indicateur de santé, précisent les chercheurs car finalement son impact est en partie indirect sur le risque de maladies ; et d'autres recherches devront étudier les mécanismes biologiques et socio-économiques qui peuvent expliquer la relation entre le nombre d'enfants et le risque cardiovasculaire. Quelques-uns de ces mécanismes sont déjà connus : il existe des preuves que la grossesse entraîne des altérations dans les réponses du corps à d'autres facteurs de stress cardiovasculaires. Il y a aussi des modifications épigénétiques, avec la grossesse et l'accouchement qui peuvent peser sur le niveau de risque.

cette " forme " de naissance a déjà été documentée comme associée au risque de maladies cardiovasculaires, plus tard dans la vie et indépendamment d'autres facteurs de risque. Les chercheurs avaient examiné des données de plus de 70.000 femmes participant à la L'exemple de la prématurité : Nurses 'Health Study II et avaient constaté que les femmes qui mettent au monde prématurément (avant 37 semaines) et à l'occasion d'une première naissance ont un risque accru de 40% MCV par rapport aux femmes accouchent à terme. Ainsi l'accouchement prématuré est un facteur de risque cardiovasculaire pour les femmes, tout comme la prééclampsie ou le diabète gestationnel.

Cette étude confirme donc globalement une relation, mais complexe , entre le fait d'avoir des enfants et le risque cardiovasculaire : ici, par des facteurs de risque plutôt liés au mode de vie, à la pression et . De premiers résultats, un peu anecdotiques, mais qui ont le mérite d'interroger sur l'influence de facteurs socioculturels sur le risque cardiovasculaire.

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