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Véhicule autonome : où en est la Californie ?

Publié le 14 février 2017 par Pnordey @latelier

Véhicule autonome : où en est la Californie ?

Le « Department of Motor Vehicles » de Californie vient de dévoiler les résultats des tests de véhicules autonomes l’année dernière. Quelles conclusion doit-on en tirer concernant l’avenir de la technologie et des usages ?

74% des Américains considèrent que les véhicules complètement autonomes ne sont pas sûrs. Ils n’ont pas encore confiance en cette technologie qui envahit pourtant progressivement leurs routes, pour l’instant en phase de test. En Californie, onze entreprises ont obtenu un permis pour tester des voitures sans conducteurs avant la fin de l’année 2015. Elles ont ensuite le devoir d’expliquer dans quels cas et circonstances, le mode “autonome” du véhicule a dû être désenclenché et de transmettre des documents au Department of Motor Vehicles (DMV). Cet organisme public, chargé de l’enregistrement des véhicules et des permis de conduire, a rendu public ces informations il y a peu.

Sur les onzes entreprises concernées, il y a huit constructeurs automobiles (BMW, GM Cruise, Ford, Honda, Nissan, Mercedes, Volkswagen et Tesla), deux équipementiers (Bosch et Delphi Automotive) et une firme technologique : Google. Premier constat : les acteurs traditionnels restent les plus impliqués. Même si Honda et Volkswagen ont déclaré ne pas avoir testé de véhicule autonome sur des routes publiques en Californie en 2016.

Les neuf autres listent avec plus ou moins de précision les situations où il a fallu qu’un humain reprenne la main sur la machine. Globalement, une amélioration est à noter en 2016 par rapport à l’année précédente. À titre d’exemple, les voitures Waymo de Google ont répertorié 124 cas où l’homme a dû intervenir sur plus de 636 000 miles (soit plus d’un million de kilomètres) parcourus en 2016 comparé à 341 situations l’année d’avant sur 424 331 miles, c’est à dire plus de 680 000 kilomètres.

Progrès de la voiture autonome Google Waymo

Rien n’indique cependant si les cas où l’intelligence artificielle n’est pas autonome relèvent d’une cause externe, comme une météo peu clémente ou une route impraticable, ou d’un problème technique ou technologique. Selon ces rapports, la plupart des difficultés interviennent au moment de changer de voie, parce qu’un véhicule lancé à grand vitesse double, pour éviter un comportement inattendu de la voiture ou encore pour corriger une manoeuvre indésirable du véhicule comme en cas de risque de collision avec un obstacle. Des points d’améliorations sur lesquels travaillent les entreprises concernées.

Ces tests sont aussi l’occasion de récupérer des données sur les chemins empruntés qui permettront demain au véhicule sans conducteur d’être pleinement autonome. La technologie n’est visiblement pas encore au point mais les progrès sont rapides et conséquents. La route n’est plus très longue.

 

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