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Golf pack luxe à vendre

Publié le 24 juin 2008 par Brigitte Contois

Le décor du golf français semble prendre une envergure peu clémente aux Français moyens. D’abord, ce qu’on sait peu mais qui s’ébruite lorsque le nouveau propriétaire se fait connaître, c’est que de nombreux golfs en France sont à vendre. Malgré des investissements généreux, la gestion des golfs est souvent calamiteuse et faute de succès, il perd toute rentabilité. Contrairement à ce qu’on croit aussi, le prix de rachat n’est que de quelques millions d’euros, hectares compris, car les propriétaires cherchent plus à s’en débarasser que d’y gagner une seconde vie. Ces propriétaires sont souvent étrangers, américains ou japonais, et devant des motivations de déclin immobilier, de bourse défaillante et d’euro fort, on vend. Alors des golfs au nom prestigieux ou de renom sont vendus et deviennent soudainement privés. Le green-fee suit le prix du pétrole, s’enflamme et touche à 75 euros pour des petits golfs, 150 si vous êtes 2, la note est amère. Je ne regarde pas les fous furieux qui sont déjà dans la gamme d’inaccessibilité recherchée et qui font miroiter une liste d’attente de membres potentiels avec en prime des services déplorables. On affiche le prix de l’abonnement membres dans le golf standard à 6 000 ou 8 000 euros sans justification, on ferme les portes au public le week-end ou à la haute-saison et on baisse les barrières à l’entrée sauf si on a le sésame. La compétition avec repas affiche des prix atteignant 260 euros par tête au fond de la campagne. Alors si on compte que le plein du réservoir frôle dorénavant les 70 euros pour les routières, les green-fees qui s’affolent et les golfs accessibles devenant une peau de chagrin, l’avenir du golf en France semble sourire qu’aux gros portefeuilles. Jouer à la petite balle sera le nec plus ultra du luxe. Le comble dans tout ça est que les golfs font une communication zéro et inexistante vers les clients américains (les riches texans ou retraités de Floride). En effet, de source sûre, j’ai appris que beaucoup de golfeurs outre-atlantique seraient heureux de jouer sur les golfs français mais ils ne les connaissent pas ou très peu de nom. La raison à ce marasme touristique ? La langue, il y a un tel blocage sur la langue anglaise qu’on ne veut même pas reconnaître ses propres lacunes pour lancer une campagne et s’attirer une clientèle rentable. Donc, le golf s’encroûte dans les membres de longue date et vit en autarcie. J’enfonce le clou dans la série de golf is dead. Ok c’est une bonne chose pour ceux qui ont envie de faire un business haut-de-gamme avec une clientèle spécifique mais qu’on ne s’étonne pas de voir la France disparaître peu à peu des classements interntionaux. Charles –Edouard préfèrera devenir trader à la SG que de se fatiguer sur un green alors que papa paie autant l’année à la grande école que l’abonnement au golf. Enfin pour les propriétaires désespérés, il y aune nouvelle solution pour vous à méditer. Un anglais désirant changer de vie pour partir en Australie a mis en vente sur e-bay sa maison, ses amis, ses loisirs et son job (dans une société de tapis, 2 semaines garantis et choix de le quitter possible ensuite). Il en voulait 400 000, il en a eu pour plus de 650 000 dollars australiens. Au passage, sa femme n’était pas dans le lot mais c’était une raison de sa nouvelle vie suite au divorce. A quand le golf, son personnel, ses membres, ses balles de practice, les amis et maîtresses du directeur en vente sur ebay ?


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