Cette communauté de microorganismes qui habite l'intestin, connue sous le nom de microbiome intestinal travaille en tandem avec les gènes de l'organisme hôte pour réguler la sécrétion d'insuline, l'hormone clé qui régule la glycémie et, en cas de résistance, est en cause dans le diabète et autres troubles métaboliques. C'est la démonstration (ou confirmation) de cette étude de l'Université du Wisconsin-Madison : l'équipe montre, chez la souris, comment la spécificité génétique de l'hôte contribue à la formation du microbiome, conditionne le développement de bactéries bénéfiques qui résident dans l'intestin ou, au contraire, prépare le terrain pour le développement de la maladie métabolique.
: l'étude a porté sur 8 souches de souris dont la génétique reflète la diversité génétique des humains, " une énorme diversité phénotypique " , explique l'un des chercheurs le Dr Alan Attie. En soumettant les souris à différents régimes alimentaires et à différentes Une énorme diversité phénotypique transplantations fécales , les chercheurs identifient des preuves de cette influence capitale des gènes sur la composition du microbiome et montrent que les microbiomes peuvent être " échangés " efficacement entre les souches. L'équipe montre ainsi l'interaction entre les gènes et le microbiome.

. Les aliments non métabolisés directement par l'hôte sont traités dans l'intestin par les bactéries du microbiome. Et lorsque les microbes " métabolisent " les aliments, ils produisent un nombre étonnant de petites molécules, des produits chimiques et des hormones qui circulent dans un hôte et vont influencer la santé de l'hôte. Ainsi, ce métabolisme bactérien va donner naissance à plus de 20.000 métabolites ou acides gras à chaîne courte, qui servent de molécules de signalisation dans l'intestin mais aussi dans d'autres organes associés comme le foie et le pancréas. Ces métabolites sont aussi des régulateurs clés de l'énergie et du glucose.
Les microbes intestinaux influencent également la physiologie de l'hôte en modifiant les acides biliaires produits par le foie, qui sont également traités par le microbiome pour produire des métabolites secondaires vont aussi exercer leur influence sur la santé ou le risque de maladie.
Bref, c'est une nouvelle démonstration, certes chez la souris, du rôle combiné de la génétique, de l'alimentation et du microbiome intestinal sur la santé.
