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Ironman Nouvelle-Zélande, voilà, j'y suis !

Publié le 26 février 2017 par Pascal Boutreau

Thumb_IMG_3957_1024Voilà, j’y suis. A l'autre bout du monde. 32 heures de voyage, la Nouvelle-Zélande se mérite. Décollage vendredi à 11h58 de Roissy, atterrissage à Auckland, dimanche à 7 h 46. D’abord 11 heures de vol jusqu’à Guangzhou (Canton en français, +7 heures pour le décalage horaire), 10 heures d’attente à l’aéroport dans un terminal glacial et peu accueillant avant d’enchainer avec de nouveau 11 heures de vol vers la Nouvelle-Zélande où j’ai désormais 12 heures d’avance sur vous en France.  

Je vais essayer de partager cette expérience sur ce blog le plus souvent possible. Je reviendrai donc un peu plus tard sur la course (au cas où, j’ai le dossard 835, le départ est samedi à 7 heures soit vendredi à 19 heures pour vous, et on peut suivre les temps de passage sur ironmanlive.com)

Mais pour commencer, une petite réflexion sur le voyage.

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L’ambiance des aéroports est toujours particulière. On s’y sent parfois « comme au cinéma ». Il y a d’abord cette universalité. Des voyageurs venus du monde entier se retrouvent dans le même terminal. Des jeunes avides de découvrir le monde, des personnes plus âgées, bien décidés à profiter de leur retraite, des hommes d’affaires bien rangés dans leur costume. Au milieu, circulent les personnels de bord, hôtesses toutes habillées en rouge, en bleu, ou même parfois en jaune, formant une sorte d’escorte multicolore aux commandants de bord et leur casquette fièrement portée. Comme dans la scène finale de « Love Actually », tous, qu’ils viennent d’Asie, d’Amérique, d’Europe ou encore d’Afrique, se retrouvent là, le passeport et la carte d’embarquement dans une main, un sac sur le dos. Ils vont à Moscou, Sydney, Séoul, Hanoi, Manille, et même, ça tombe bien, à Auckland. Certains pressent le pas après avoir entendu le dernier appel pour l’embarquement, d’autres, moins pressés, écument les boutiques qui proposent des babioles… made in China. Forcément.

Il y a ces voyageurs habitués qui optimisent chacun de leurs pas et semblent se diriger sans même un regard sur les panneaux. Tels George Clooney dans « In the Air », habitués des aéroports et des décalages horaires, les terminaux, leurs longs couloirs et leurs tapis roulants leur sont familiers. A l’inverse, il y a ceux qui à chaque pas cherchent une indication, un panneau susceptible de les guider et surtout de les rassurer. Et puis enfin il y a ces « naufragés », comme dans le film « Le Terminal », réalisé par Steven Spielberg avec Tom Hanks. Samedi, à Canton, deux Africains assis sur un banc devant le passage vers la zone de transfert international. Sans doute dans l’attente d’un officiel venu vérifier leur route. Ces deux là étaient en survêtement. Je les ai d’abord imaginés footballeurs, de ceux que de pseudos agents envoient à travers les clubs du monde entier. Ils quittent leur pays remplis d’espoirs, guidés par leur rêve d’intégrer un grand club. Le rêve se transforme souvent en cauchemar. Exploités, traités comme des moins que rien, ils errent de club en club, de pays en pays, de galère en galère. Echangés, vendus, comme leurs ancêtres il y a quelques siècles, à une époque peut-être pas aussi éloignée que l’on pourrait imaginer. Au regard de leur frêle silhouette, « mes » deux Africains de Canton étaient plutôt coureurs à pied. Probablement des Kenyans ou des Ethiopiens venus comme beaucoup chercher quelques primes sur les routes de la planète, sur un marathon ou un semi. Je les ai revus un peu plus tard au Blenz Coffee de l’aérogare, frigorifiés dans ce terminal et sa folle climatisation, en train de se chauffer les mains autour d’une tasse de chocolat chaud, et surtout, en train de rire. Leur route avait repris.

La mienne aussi. Mon objectif : ne pas dormir dans ce terminal de Canton. En France, nous sommes pourtant en plein cœur de la nuit. Mais il faut résister encore quelques heures. Trouver à s’occuper jusqu’à l’embarquement de mon vol vers Auckland, prévu à 14h30 heure cantonaise. L’idée était ensuite de dormir en essayant de me réveiller pour l’atterrissage, à 7 heures, heure néo-zélandaise, et ainsi me caler directement sur le rythme que je vais désormais suivre pendant un mois. Objectif atteint après un riz… cantonais (j’avais le choix avec des spaghettis bolognaises ou l’inévitable Mcdo, mais ça faisait moins typique…) et la lecture des premières pages du livre de Jonas Jonasson, « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire », dont la douce folie m’accompagnera durant mon séjour.

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Me voilà donc arrivé en Nouvelle-Zélande. Voiture de location récupérée (on roule à gauche), hôtel trouvé, pas un problème ce dimanche. Mieux encore, je devais récupérer ce lundi le vélo loué dans un magasin de Mont Eden, sur les hauteurs d’Auckland. Le magasin étant ouvert le dimanche, j'ai pu déjà le prendre. Un Specialized qui m'a l'air tout bien comme il faut. J'ai donc pu partir à la découverte d'Auckland rassuré sur ce point quand même crucial pour l'Ironman.

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Début de la visite: le Mont Eden, point culminant de la ville, un petit tour de bateau jusqu'à Devonport (10 minutes de ferry) pour monter sur le Mont Victoria et le North Head et j'ai même eu le temps d'aller tremper les pieds dans le Pacifique sur la plage de Cheltenham. Résultat, j'ai déjà pas mal crapahuté. Il va falloir que je calme un peu le jeu jusqu'à samedi car il parait que j'ai un Ironman à courir... Bon, en même temps, faut en profiter... D'autant plus que la météo m'avait réservé un très bel accueil et m'a déjà permis d'afficher quelques coups de soleil. 

La suite dans la prochaine new news qui devrait être écrite de Taupo où j’arriverai dans la journée de lundi.


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