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POLYARTHRITE et SCHIZOPHRÉNIE : Des voies de signalisation identiques, mais en sens inverse – NPJ-Schizophrenia

Publié le 27 février 2017 par Santelog @santelog

POLYARTHRITE et SCHIZOPHRÉNIE : Des voies de signalisation identiques, mais en sens inverse – NPJ-SchizophreniaQuel point commun entre la schizophrénie et la polyarthrite rhumatoïde ? 8 gènes qui peuvent accroître la sensibilité à l'un des troubles et simultanément réduire le risque pour l'autre. Ce sont les résultats surprenants de cette étude publiée dans la revue npj Schizophrenia qui évoquent l'hypothèse du dysfonctionnement immunitaire, également dans le développement de la schizophrénie.

Alors que la schizophrénie est un trouble psychiatrique d'origine inconnue et la polyarthrite rhumatoïde est une maladie des articulations, auto-immune, c'est-à-dire qui se produit à la suite d'une réaction du système immunitaire contre ses propres cellules, les deux troubles liés chacun à de multiples facteurs de risque génétiques et environnementaux n'ont pas de points communs évidents, a priori.

En menant cette analyse des variantes génétiques impliquées dans la schizophrénie et la polyarthrite rhumatoïde à partir de données génomiques sur les 2 maladies, l'équipe de l'Université de Pittsburg, confirme une relation inverse dans la prévalence et le risque de ces 2 troubles, une relation déjà suggérée par de précédentes études épidémiologiques. Mais ici les chercheurs dépassent l'association inverse des prévalences et identifient le rôle de variantes génétiques spécifiques aux effets opposés sur le risque de schizophrénie et de polyarthrite rhumatoïde.

18 variants associés au 2 pathologies : les chercheurs ont d'abord analysé 2 grandes bases de données de variantes génétiques significativement associés à la schizophrénie ou la polyarthrite rhumatoïde. Ils ont pu identifier ainsi 18 variants, également connus sous le nom de polymorphisme d'un seul nucléotide (SNPs) situés dans la région du génome qui héberge des gènes associés à la fonction immunitaire. Ces variantes semblent conférer un risque différent pour la schizophrénie ou la polyarthrite rhumatoïde. Ces SNPs étant situés près de 8 gènes connus dans cette région du génome, les auteurs suggèrent que ces gènes pourraient être impliqués dans le développement de la schizophrénie et de la polyarthrite rhumatoïde. De plus, les protéines codées par 2 des 8 gènes, HLA-B et HLA-C, sont présentes dans le cerveau et les cellules immunitaires. L'analyse des protéines qui interagissent avec ces 8 gènes permet ensuite d'identifier plus de 25 voies de signalisation faisant intervenir des protéines communes à la polyarthrite rhumatoïde et la schizophrénie. Plusieurs de ces voies s'avèrent associées à la fonction du système immunitaire et à l'inflammation.

ces résultats soutiennent ainsi les associations du gène HLA et de la fonction immunitaire avec la schizophrénie et la polyarthrite rhumatoïde et suggèrent qu'une dysfonction du système immunitaire pourrait jouer un rôle dans le développement de la schizophrénie. Selon les auteurs, il existe donc bien une relation et des racines communes aux 2 maladies. L'hypothèse d'une dysfonction immunitaire à l'origine de la schizophrénie : On retiendra surtout l'hypothèse d'une dysfonction immunitaire à l'origine de la schizophrénie.

Feb, 2017 Generating testable hypotheses for schizophrenia and rheumatoid arthritis pathogenesis by integrating epidemiological, genomic, and protein interaction data

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