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Tokio Hotel sort son nouvel album "Dream Machine"

Publié le 10 mars 2017 par Podcastjournal @Podcast_Journal
Rédacteurs et stagiaires: cliquez sur cette barre pour vous connecter en back-office de la rédaction! Recherche par tags (mots-clés) Recherche d'évènements (agenda) Déjà, avant toute écoute, la jaquette. Une illustration dans la plus pure tradition des 80's, qui fera écho aux souvenirs ou aux interprétations de tout le monde: Indiana Jones, les Goonies ou plus récemment Stranger Things, impossible de ne pas y voir une référence aux 80's, qu'ils vont sans cesse invoquer tout au long de leur produit (nous reviendrons sur ce terme plus loin).

Ils ont au moins le mérite d'ouvrir l'album par un morceau largement atmosphérique plutôt que par une chanson dansante ou catchy. "Something New" choisit donc la carte de l'originalité... jusqu'à rentrer dans les canons du genre electro/rock/retrowave à mi-chanson. Dommage. Là encore, plus d'allemand, il faut parler au plus grand nombre, et c'est ce qu'ils vont faire sur les pistes suivantes qui, si elles peuvent être plus ou moins plaisantes, n'en reste pas moins consensuelles.

Il y a plus de cinq ans qu'on entend et réentend ce genre de musique. La touche electro 80's, on peut l'entendre chez Carpenter Brut, Perturbator, Magic Sword, Kavinsky, Lazerhawk ou Night Runner, pour ne citer qu'eux, en plus poussée et mieux exploitée. Le côté pop, on peut l'entendre... n'importe où ailleurs (même s'il faut l'admettre, les chansons sont toutes efficaces). Mais ce n'est pas un problème. L'originalité n'est en aucun cas le marqueur d'une musique réussie.

Non, le problème - s'il y en a un - concerne l'essence même de Tokio Hotel. En effet, il est question d'un groupe qui, il y a dix ans, jouait un pop/rock très ancré dans son époque, pendant emo européen de groupes comme Blink 182 ou Green Day. Or, leur reconversion dans l'electro depuis 2014 et leur album "Kings of Suburbia" ne laisse quasiment plus aucune racine musicale commune avec leur précédente version d'eux-mêmes. La vraie question est donc: la démarche est-elle honnête ou n'est-ce qu'un programme marketing destiné à coller à l'esprit musical actuel? Je ne peux m'empêcher d'imaginer ce groupe, dans dix ans, suivre la nouvelle mode musicale sans logique par rapport à leurs précédentes œuvres. Car c'est ce qu'ils font actuellement, peut-être avec toute l'honnêteté et la bonne volonté du monde.

Je ne suis pas pour l'immobilisme musical, les groupes évoluent, c'est normal. Mais pour reprendre l'expression d'un rappeur, je trouve que c'est "passer du coq à l'âne sans lubrifiant". Ce qui me fait dire que leur album est un produit, calibré selon l'actualité.

À vous de juger.


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