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The Prince of Nothing

Par Lupus

prince of nothing

Tous les meilleurs auteurs de fantasy en activité mettant moins de trois ans à écrire un livre sont canadiens, c’est un fait.


D’ailleurs ils ont créé une sorte de cartel pour se partager le marché et pas se concurrencer, un peu à la manière des opérateurs français de GSM.

Le créneau des livres stand alone est pris par Guy Gavriel Kay, probablement le meilleur auteur de fantasy tout court et un des très rares qu’on range sans problèmes sous le terme littérature, avec dorures à l’or fin mitterrandiennes et tout et tout.

Le créneau des 10.000 pages, 478 personnages, 300.000 ans et 5 continents est pris par Steven Erikson, probablement le meilleur auteur de 10.000 pages, 478 personnages, 300.000 ans et 5 continents.


Last but not least le marché du psychorigide obsessionnel homosexuel dénommé Cnaiur urs Skiotha est pris, voir bétonné, par R. Scott Baker, probablement le meilleur auteur de livres avec une couverture noire.

pas canadien

rr martin

La trilogie du Prince Of Nothing est relativement compliquée a pitcher avec des mots, un diagramme sera plus adapté.

prince of nothing

En rouge, qui veut faire la peau à qui, avec la flèche dans le sens de l’animosité.

En vert, les liens familiaux.

En rose, les relations homosexuelles.

En bleu les relations hétérosexuelles.

Pour pas surcharger inutilement le graphique j’ai pas ajouté de flèches rouges entre MogPharau, le NoGod, et tout le monde mais elles existent. Elles sont mêmes la base de l’histoire.

S’inspirant vaguement des Croisades toute l’histoire du Prince Of Nothing se passe sur fond de Holy War, une guerre sainte pour bouter le fâcheux hors du Jerusalem local. Le personnage principal est Anasûrimbor Kellhus, une sorte de moine guerrier jedi super fort. Les bad-guys sont incarnés par une cabale du nom de The Consult emmenée par un corbeau à tête humaine, qui complote afin de provoquer le retour de MogPharau, le NoGod, et la seconde Apocalypse.

Personne n’a vu aucun signe du Consult depuis 2000 ans et personne n’y crois plus depuis longtemps, à part Drusas Achamian et The Mandate.

Achamian est le deuxième personnage principal, il a 45 ans, un peu de bide, fait le même cauchemar toutes les nuits et entretient une romance avec une professionnelle, a priori rien de très glamour a l’exception notable qu’Achamian est un Schoolman, c’est à dire un sorcier, et qu’il est plutôt pas mauvais pour les sons et lumières. L’intégration de la magie dans PrinceOfNothing est assez exceptionnelle d’ailleurs, il y a quelques considérations sur les liens entre le langage et la magie plutôt fulgurantes.



Dernier personnage principal, l’extraordinaire Cnaiur urs Skiotha, aka The Most Violent Of Men aka Breaker of Horses and Men. Comme ses noms l’indiquent Cnaiur est pas un humaniste et il est de surcroit en colère pour plein de raisons mais surtout deux en particulier. La première est que le père de Kellhus l’a manipulé quand il était plus jeune avec ses sournois skills de jedi pour qu’il tue son propre père, la deuxième est que son peuple vient de se prendre une sévère branlée administrée par le neveu de l’empereur. Tout ça fait que Cnaiur est pas de bonne humeur surtout que ce fumier de Kellhus lui pique son super loot 18yo +3 blowjob.



Les trois livres du Prince of Nothing sont relativement à part dans la fantasy anglo saxonne récente, on appréciera (voir comprendra) plus ou moins les nombreuses divagations philosophantes sur le Logos et autres concepts fumeux comme ce qui vient avant et ce qui vient aprés mais les bouquins de R Scott Baker restent du haut de gamme, le genre de livre à offrir ou prêter à ceux qui s’imaginent que la fantasy c’est sale.

lupus


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