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Training Day

Publié le 16 juin 2008 par Lupus

Training Day

Training Day. Alonzo Harris. The DenzelWashington Show. Un bad-motherfucker assis à la droite de Tommy DeVito, le SaintPatron de tous les bad-motherfuckers. 120 minutes de 3/4 en cuir, bling-bling, doubles Smith&Wesson .45, 1978 MonteCarlo low-rider et juste de pure-pwnage général. Le vrai bad-lieutenant. Comme un Vic Mackey black. D’ailleurs ils ont les mêmes fringues et les mêmes armes.

Ca serait intéressant d’imaginer un Alonzo Harris vs Vic Mackey, ca serait surement une victoire pour la police. Ou un Tommy DeVito vs Tony Soprano, là ca serait surement KO pour l’italo-américain. Ou un Francis Begbie vs BulletTooth Tony, là celui qui gagne c’est Franco, c’est sûr, déja parce que j’ai pas d’idée pour celle là et en plus ba c’est Franco. Si Paul Anderson dans un accés de démence faisait un Alien vs Predator vs FrancisBegbie ca durerait même pas le temps du générique, il est comme ca Franco.

Denzel TheMan Washington, un des trois ou quatres meilleurs acteurs en circulation. Meilleur que Bill Murray, meilleur que Hayden Christensen, meilleur que Sean Penn ou n’importe quel autre acteur surfait du moment. Denzel fuckin’ Washington. Training Day c’est lui, on voit que lui, il vole toutes les scènes dans lesquelles il est et comme il est dans toutes les scènes il vole le film. Même le pauvre Ethan Hawke pourtant tout à fait honnète et capable d’acteurer est transparent, là ca fonctionne puisque ca sert la dynamique du film.

Une bestiasse comme on en a pas vu depuis Russell Crowe dans L.A. Confidential. Le predateur urbain total, tout en haut et tout seul au sommet de la chaîne alimentaire. Il se vautre dans les clichés gangsta d’habitude nazes et ennuyeux mais avec une présence qui inspire le respect et le range plus du coté des Pesci, Gandolfini et Chiklis que des Scarface-gangsta-racaille. La classe psychopathe plutôt que les aboiements en fait.

Il y a Dre et Snoop Dogg qui viennent cachetonner, des seconds-rôles qui fonctionnent parfaitement, et surtout un mauvais ‘hood de L.A. apparemment constitué de pleins d’Africains-Americains body-buildés avec des armes-à-feu-qui-tuent, de CentralAméricains-Américains implacables attachés à la vertu de leur cousine comme tout CentralAméricain-Américain qui se respecte et de mères de famille CrackAméricain-Américaines, une sorte de parc d’attractions GangstaLand ou il n’y a même pas besoin de faire la queue pour un tour de Drive-by-Shooting, un endroit pas trop trop magique quand même.

Training day c’est 75% Denzel Washington et 25% de montage parfait sans aucun gras ni longueur. C’est réalisé par Antoine Fuqua également responsable d’un BlackHawkDown-wannabe, le trés moyen TearsOfTheSun et surtout dernièrement de King Arthur, un film tellement mauvais que c’en est presque rigolo. Il a un film avec MelGibson qui doit sortir l’année prochaine (assez incroyablement tourné dans une langue qui a pas disparu depuis 2000 ans) mais pour l’instant ca reste un demi-tacheron ayant fait un peu carrière sur le dos de Denzel.


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