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The Kingdom

Publié le 16 juin 2008 par Lupus

The Kingdom

Je savais pas trop quoi penser de TheKingdom, le film de Peter Berg. Il y a bien un frémissement dans le dernier tiers du film avec la base de tout sain divertissement, RPGs, trépanation, machettes, mais il y a également des choses plus suspectes comme du character development, des considérations sur l’amitié entre les gens et les peuples et un générique d’intro qui raconte quelque chose. J’étais tout confusé alors j’ai fait le benchmark standard de l’industrie, la comparaison avec Army Of Darkness. Des gens parachutés au moyen-âge? Check. Quelqu’un qui patauge dans un trou? Check. Le Livre des Morts? Check. Un début? Check. Une fin? Check. 5/5, note parfaite, j’étais rassuré sur l’utilisation des 1h50 passées, qui auraient pu être consacrées à des choses plus constructives comme regarder Apocalypto une 8ème fois.

A la suite d’un problème de travaux publics, une conduite de gaz qui pête, la fine fleur du génie civil US est envoyée en Arabie Saoudite pour voir pourquoi et comment. Mais là j’étais confusé encore parce que si dans Army Of Darkness c’est facile de s’identifier au personnage qui est blanc, unibragiste et chasseur, dans TheKingdom c’est plus difficile, il y a beaucoup de minorités, noirs, femmes, vieux, arabes, c’est pas très clair, ça manque de repères. Dans le précédent film de Peter Berg c’était plus simple, il y avait un ancien catcheur et un ancien acteur d’AmericanPie, c’était mieux, plus rassurant.

En fait aprés un temps d’adaptation on trouve ses marques, il y a Ricardo Tubbs, Elektra, le bad guy du deuxième Bourne et Ari d’Entourage, ça va en fait. Au début ils sont enfermés dans un gymnase avec un ballon de basket, problème de sensibilisation culturelle ou provocation à caractère raciste des saoudiens qui pensent que parce qu’il y a un africain-americain dans l’équipe ils vont jouer au basket, le film ne répond pas à cette question. Ensuite, sous des dehors bourrus le militaire saoudien se révèle progressivement des affinités avec Ricardo, comme lui c’est un homme d’honneur, un patriote, il fait des blagues scatos, on pense que ça vire buddy-movie mais à un moment dans une scène bouleversante on voit qu’il a un appart et une famille on se dit que c’est un homme comme un autre et qu’il pourrait presque être américain si il avait pas trois femmes.

A la fin une fois toute la géopolitique expédiée ça passe aux choses sérieuses, les méchants arabes kidnappent le seul personnage blanc du film entre 25 et 40 ans pour faire un snuff movie avec une machette rouillée et ensuite gagner des dollars avec AdSense et AlJazeera pour financer le jihad. A ce moment là le marketing d’Universal a dit que le risque de s’aliéner la cible démographique du film était trop élevé et qu’il fallait le sauver avant qu’il se fasse enlever les amygdales. Aprés cette ingérence commerciale insupportable,  ils tuent plein de gens, j’ai même reconnu le H&K G3 que j’avais dans Battlefield 2, c’est super. Voilà ils rushent l’immeuble, un good guy meurt, le bad guy aussi et ils rentrent au pays sur fond d’arpèges de guitare pas désagréables. A la toute fin il y a un écho de “on vas tous les buter” de part et d’autres, on se dit que c’est un excellent film TheKingdom mais que c’est aussi un peu compliqué.


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