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Mel Gibson’s Apocalypto

Publié le 16 juin 2008 par Lupus

Mel Gibson’s Apocalypto est un film d’Homme. D’abord le protagoniste principal s’appelle Patte de Jaguar. Patte de Jaguar est indiscutablement un patronyme d’Homme. Signe manifeste du déclin de la France, l’élite donne a sa progéniture des prénoms IIIème République du genre Martin, Jean et Émile, qui en plus d’être ridicules sont trés peu chargés en virilité. Il est probable que le petit Alfonse sera mal préparé quand viendra le jour de préparer des munitions de sarbacane empoisonnées à partir d’une grenouille. Si un jour j’ai un fils il s’appellera Épaule de Buffle ou MaxPower2000.

Dans Apocalypto il y a des gens, peut être des mayas, des aztéques, des yucatéques, des précolombiens, des yucatanois. Dans un souci de clarté du débat on les appellera mexicains, c’est plus simple. D’ailleurs ce sont indiscutablement des mexicains, suffit de constater le talent déja développé pour traverser un fleuve.

Ces gens vivent une vraie vie d’Homme, principalement à base de chasse, de reproduction, et aprés la première demi heure également de sympathiques derbys entre villages avec des jeux type-Interville super rigolos. Le mexicain sait être potache.

un réalisateur se cache dans cette photo

Apocalypto est le troisième film de Mel Gibson. Le héro d’Apocalypto est beaucoup plus débrouillard que le héro de son précédent film qui bien qu’étant pistonné de manière éhontée s’en sortait relativement assez mal, quand même. Patte de Jaguar s’en sort plutôt bien. Si Jésus Christ s’était appellé Hanche de Bison il s’en serait évidemment mieux tiré. CQFD.

Un peu comme la Cidade de Deus, le film est hélas desservi par l’utilisation d’une langue (le mexicain) totalement ridicule qui abaisse un peu le niveau de brutalité générale. Rien de grave non plus, ca parle pas beaucoup.

Apocalypto illustre l’altruisme du mexicain, le groupe prime l’individu, à la différence de nos sociétés modernes dégénérées et individualistes, la solidarité est ici de tous les instants. Par exemple le don d’organe est une pratique trés courante, aucun mexicain ne sort de chez lui sans sa carte de donneur.

Les mexicains sont également vachement branchés premier secours, à un moment le papa de Patte de Jaguar s’étouffe en mangeant un bout de cochon sauvage, heureusement qu’une âme charitable se propose de lui faire une trachéotomie. Bon ca tâtonne un peu, c’est encore imprécis mais c’est l’intention qui compte. Après le papa de Patte de Jaguar a plus aucun problème de ventilation.

Pour son divertissement il arrive que le mexicain monte à la ville, en général il aime pas trop trop quand même. C’est fatiguant et les attractions sont un peu répétitives. Par contre il est tranquille entre potes, bien sympathique coutume malheureusement moyennement acceptable de nos jours, le mexicain range sa femme dans un trou avant d’aller faire la fête.

quelqu’un ayant réalisé un film en araméen se cache dans cette photo

Apocalypto c’est la chronique d’une civilisation qui séteint, des traditions et un art de vivre qui disparaissent. Le son et lumière d’Apocalypto il est quand même vachement mieux que celui que j’ai vu à ChichenItza cet été.


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