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Jeudi saint : S'abandonner

Publié le 13 avril 2017 par Acouphene
Jeudi saint : S'abandonner

À méditer

« Il ne faut pas avoir peur des difficultés de la vie, ni même de nos fautes : ce n'est pas cela qui nous empêchera de trouver Dieu. Ayons peur de ce qui ne nous fait pas peur et qui nous empêche vraiment de Le trouver : craignons de refuser la lumière, plus ou moins subtilement, discrètement, poliment… Dieu a un programme : Il a prévu un remède pour tout. L'obstacle apparent de nos misères et de nos chutes quotidiennes, Il peut le laisser peser longtemps sur nous : Il s'en sert – l'amour de dieu est plus fin que nous et sait utiliser nos défaillances. Ce qui nous empêche d'en profiter, ce n'est pas l'abondance de ces misères, mais de ne pas accepter de "nous laisser faire" à l'idée de Dieu. Il n'y a pas d'autre inquiétude à avoir : "Vais-je laisser faire Jésus-Christ ?" Laissons-nous retourner, laissons-nous convaincre que les choses ne sont pas comme nous les avons imaginées, qu'elles sont selon un secret. Laissons cette lumière pénétrer en nous. Elle chassera nos ténèbres. Cela nous fera forcément un peu mal : la Parole de Dieu est un glaive qui pénètre jusqu'à la division de l'âme. C'est le sel – le sel qui purge. Ce n'est pas toujours agréable, cela provoque une révulsion : il faut l'accepter, car cela ira tellement mieux après ! Ce sera une telle délivrance ! » Le courage d'avoir peur, de Marie-Dominique Molinié (Points Vivre)

À écouter : Telemann, Brockes-Passion

À côté des passions selon saint Marc, saint Jean ou saint Matthieu, il existe une version aujourd’hui moins connue mais très prisée en son temps, celle du poète et sénateur Barthold Heinrich Brockes. Ce dernier ne reprend pas mot pour mot le texte des Évangiles, mais écrit un livret poétique librement versifié à partir du récit biblique. Au début du XVIIIe siècle, Haendel ou encore Telemann composent leur « Brockes-Passion », surnom donné à l’oratorio Der für die Sünde der Welt gemarterte und sterbende Jesus (Jésus martyrisé et mourant pour le péché du monde). C’est dire la popularité de cette passion signée Brockes ! La version de Telemann, extrêmement théâtrale, a des airs d’opéra. « Mon souhait le plus cher : que ma plume, trempée à l'eau de mes larmes, inonde à son tour les yeux de l’auditeur » : telle est l’ambition du compositeur. Georg Friedrich Telemann, Brockes-Passion, Rias Kammerchor, Akademie für alte Musik Berlin, René Jacobs, Harmonia Mundi, 2009. La Brockes-Passion sera donnée le 15 avril à la Philharmonie de Paris par l’Ensemble Pygmalion sous la direction de Raphaël Pichon. ***


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