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[Critique] Ghost in the Shell

Par Wolvy128 @Wolvy128

[Critique] Ghost in the Shell

[Critique] Ghost in the Shell
Dans un futur proche, le Major (Scarlett Johansson) est unique en son genre : humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre, qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir riposter. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on lui a volé. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Réalisé par Rupert Sanders (Blanche Neige et le Chasseur), Ghost in the Shell est une adaptation du manga éponyme de Masamune Shirow, lui-même adapté en films et séries d’animation, ainsi qu’en jeux vidéo. Une adaptation risquée – compte tenu de la richesse du matériau d’origine – qui s’avère finalement à moitié réussie, le long-métrage se montrant aussi convaincant sur le plan visuel que décevant sur le plan scénaristique.

Outre les quelques libertés prises avec l’œuvre originale, on regrettera surtout l’approche un brin simpliste du scénario, se réduisant uniquement à une quête identitaire (pas toujours très convaincante) alors que le sujet recelait pourtant de thématiques autrement plus profondes. A vouloir ainsi garder le spectateur dans sa zone de confort, et du coup espérer toucher un plus large public, le film n’exploite jamais tout le potentiel de son histoire. Il accumule également beaucoup de ficelles et use abondamment d’archétypes dans sa narration, ce qui n’arrange rien. Enfin, l’écriture des personnages laisse aussi à désirer, la plupart des protagonistes n’ayant qu’un intérêt fonctionnel dans le récit. Un constat un peu frustrant qui n’entache cependant jamais le plaisir de visionnage. A défaut d’être parfait, le script se révèle en effet plutôt prenant, dévoilant au compte-gouttes ses différentes révélations. Il délivre aussi quelques scènes d’action particulièrement bien exécutées. De quoi en prendre plein les mirettes durant les 107 minutes que dure le film.

[Critique] Ghost in the Shell
C’est d’ailleurs sur le plan visuel que le long-métrage se montre le plus satisfaisant. Des décors aux effets spéciaux, en passant par la photographie et la mise en scène, la dimension artistique s’avère effectivement de toute beauté. Non seulement elle matérialise de belle façon à l’écran un univers pétri de références, mais elle nous fait également parfaitement ressentir toute sa froideur et son cynisme. Certes, on ne ressent à aucun moment une véritable révolution par rapport à ce qui a pu être fait dans le passé, mais le résultat n’en demeure pas moins convaincant. Même les scènes nocturnes, habituellement si inégales, jouissent ici d’un bel éclat. Sans être un modèle d’écriture, la bataille finale se révèle ainsi particulièrement soignée techniquement. Au niveau du casting, hormis le charisme et l’élégance de Scarlett Johansson, dans un rôle qui ne lui permet toutefois pas beaucoup de sortir du côté robotique du personnage, aucun acteur ne parvient malheureusement à sortir du lot, la faute à un manque global d’épaisseur dramatique.

En définitive, Ghost in the Shell s’avère donc être un thriller de science-fiction plutôt correct. Plombé par un scénario ne parvenant jamais à appréhender toute la richesse de l’œuvre originale, le film peut néanmoins se targuer d’une superbe direction artistique. Un divertissement pas déshonorant en somme.



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