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Au premier tour de la présidentielle, libéral, je voterai François Fillon: pour le projet et pour l'homme

Publié le 17 avril 2017 par Francisrichard
Au premier tour de la présidentielle, libéral, je voterai François Fillon: pour le projet et pour l'homme

Quand sur onze candidats à l'élection présidentielle, il y a onze étatistes, quelqu'un qui se dit libéral peut-il voter pour l'un d'entre eux? Je me dis libéral - peut-être ai-je tort - et je vais voter pour l'un d'eux, du moins au premier tour. Après on verra...

D'abord pourquoi voter? Le vote en France n'est pas obligatoire, Dieu merci. Je suis donc libre de voter ou pas. Et je vote. J'ai d'ailleurs toujours voté. Pour les idées les moins éloignées possible. Contre celles que j'abomine le plus. Cela me fait du bien...

Voter signifie-t-il reconnaître implicitement le système démocratique, c'est-à-dire la dictature du nombre? Pour ma part je ne le reconnais pas pour autant, mais je fais avec, tout en étant conscient, voix perdue parmi bien d'autres, que c'est assez vain. 

(Quand je paie des impôts auxquels je n'ai pas consenti, je ne reconnais pas davantage ce système démocratique qui me vole et me dépouille)

Voter est-ce se salir les mains? Comme je ne suis pas un pur (je n'aime d'ailleurs pas les soi-disant purs), cela ne me gêne pas plus que cela. Ingénieur-mécanicien j'ai appris à mettre les mains dans le cambouis, quitte à me les laver après... 

Si la participation est basse, la légitimité des élus est-elle sujette à caution? Peut-être, mais ils ont la loi pour eux... En Suisse, où je vote également, la participation est loin d'être toujours élevée et les résultats ne sont jamais remis en cause...

Je vote donc parce que c'est simplement une faculté qui m'est donnée, et je l'utilise sans trop d'illusions: pour changer le système, la bataille des idées me semble plus importante et je m'y emploie autant que je peux, mais, en attendant, je vote.

Au premier tour de la présidentielle, libéral, je voterai François Fillon: pour le projet et pour l'homme

Ce coup-là je voterai François Fillon.

Pour le projet

Tout imparfait qu'il est, le projet de François Fillon est le seul à rompre quelque peu avec le système étatiste, en tout cas davantage que le projet d'Emmanuel Macron, qui est tout en demi-mesures, en demi-teintes, qui est ni de droite ni de gauche, ni pour ni contre, bien au contraire...

Il est le seul, par exemple (et c'est déjà de bon augure):

- à réduire significativement les dépenses publiques (pour lesquelles la France est championne toutes catégories): comme elles sont supérieures aux recettes, elles sont financées ou par toujours plus d'impôts, ou par la dette, ou par la création monétaire, autant de prédations...

- à supprimer l'impôt sur la fortune (qui ne rapporte rien et nuit beaucoup à l'investissement),

- à supprimer la durée légale des 35 heures (qui est une des causes structurelles du chômage): le chômage est au plus bas dans les pays où on travaille le plus...

Les autres projets qui ont quelque chance d'aboutir - ceux de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ou Benoît Hamon - rivalisent d'étatisme à tel point qu'ils parlent d'un temps que les gens ne veulent pas connaître où l'État était ouvertement totalitaire et socialiste et décidait sans vergogne - et non pas furtivement comme aujourd'hui - du sort de chacun...

L'Institut Montaigne, loin d'être libéral, a publié un tableau (ci-dessus), qui montre à l'envi, même s'il est biaisé, que le projet de François Fillon est le seul à engager le processus de libération de l'économie, c'est-à-dire à diminuer le périmètre de l'État, priorité des priorités aujourd'hui, après quarante ans d'État devenu de plus en plus providentiel, c'est-à-dire ruineux pour tous

Pour l'homme

Rarement, de mémoire d'homme, un homme n'a été cloué au pilori par les médias comme l'a été François Fillon pendant près de trois mois. A travers sa personne il était en fait surtout question de discréditer le projet, qui avait le tort immense de s'attaquer, encore modestement à mes yeux, au mal français et de remettre en cause des sinécures et des prébendes.

De moins en moins de Français ne sont dupes de la machination politico-médiatico-judiciaire qui a été ourdie contre lui. Car il n'était pas, loin s'en faut, celui qui avait profité le plus d'un système qu'il voulait réformer. Mais ces attaques ont au moins réussi à convaincre les plus sensibles aux rumeurs que, comme il en avait profité, il était bien mal placé pour le réformer.

Ces attaques étaient d'une telle bassesse qu'elles m'ont rappelé celles qui ont conduit au suicide de Roger Salengro, avant la Seconde Guerre mondiale, et à celui de Pierre Bérégovoy, sous la présidence de François Mitterrand, lequel devait déclarer lors de ses obsèques: Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et finalement sa vie.

Dans La grande fiction - l'État, cet imposteur, Hans-Hermann Hoppe écrit cette phrase pleine de bon sens, que je dédie aux naïfs et aux faux-culs: La sélection des dirigeants de l’État via des élections démocratiques fait qu’il est pratiquement impossible pour une personne honnête ou inoffensive d’atteindre les sommets du pouvoir…

Même s'il est regrettable que le président de la République française soit élu au suffrage universel, c'est ainsi. Cela suppose que la personne qui sera élue - ce qui n'a pas été le cas de François Hollande - soit capable, dans tous les sens du terme, de mettre en oeuvre le projet pour lequel elle aura été choisie.

Par sa résilience François Fillon a montré qu'il était capable de tenir tête à la meute de chiens lancée contre lui et qu'il aurait le courage de mener à bien des réformes qui vont à l'encontre de bien des conservatismes. S'il est élu, il est aussi le seul qui me semble pouvoir obtenir à l'Assemblée nationale une majorité pour soutenir son projet.

Encore une fois, le projet de François Fillon n'est pas celui qui peut mener à une société libre telle que je l'appelle de mes voeux, mais je suis persuadé qu'il peut enclencher un cercle vertueux en redonnant aux Français le goût de la liberté. Peut-être qu'alors Jean-Baptiste Say, Anne Robert Jacques Turgot ou Frédéric Bastiat n'auront pas prophétisé en vain dans leur pays...

Francis Richard

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