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Faut-il croire en la menace bots?

Publié le 04 mai 2017 par Podcastjournal @Podcast_Journal
Rédacteurs et stagiaires: cliquez sur cette barre pour vous connecter en back-office de la rédaction! Recherche par tags (mots-clés) Recherche d'évènements (agenda) Ils sont les révolutionnaires du web, les "bots", ces agents logiciels automatiques ou semi-automatiques contrôlables à distance. A l’oral ou à l’écrit, ces programmes automatiques favoris de la Silicon Valley en 2016 sont d’après Satya Nadella, le PDG de Microsoft, "plus puissants que des applications sur smartphone".

Depuis le 11 avril 2017, Twitter expérimente une messagerie automatique afin de gérer l’ensemble des plaintes et suggestions postées sur la plateforme. Il s’agirait pour cette dernière de tenter une régulation des débordements. Sur une envie d’innover, Facebook a également fait de nouvelles annonces concernant ses bots Messenger à sa conférence F8 réservée aux développeurs le 18 avril 2017.

Il était facilement envisageable qu’après un tel essor numérique, la cybercriminalité fasse son entrée. Si l’évocation de cette nouvelle branche du délit n’est que rarement évoquée, elle n’en reste pas moins dangereuse pour les utilisateurs des réseaux sociaux. En l’émergence de la puissance des plates-formes sociales telles que Facebook et Twitter, les cybercriminels y ont vu une ouverture à la désinformation et à la manipulation massique via les "botnets" sociaux qui puisent leur origine chez les "bots" traditionnels.

Infléchissant le cours de l’opinion, ils sont partout, peut-être dans vos amis ou dans vos followers, ces "bots" convaincants qui se font passer pour des personnes de confiances. Ils œuvrent en agissant comme vous et moi, en délivrant des messages cohérents à des intervalles irréguliers. Ils Twittent, re-tweetent grâce à l’intelligence artificielle et ont une bonne connaissance générale de l’actualité. Ainsi, les "bots" se créent une identité influente et légitime lui permettant ultérieurement de diffuser rumeurs, fausses accusations et informations non vérifiées. Selon la conclusion d’une étude publiée par le National Bureau of Economic Research le 27 mars 2017, il semblerait qu’un robot introduit dans une industrie détruit entre 6,5 et 7 emplois. Non seulement il remplace numériquement des travailleurs, mais il entraîne aussi une légère baisse des salaires. En effet, la création d'emplois liés à la robotisation n'arrive pas à compenser la perte qui survient lorsque des postes d'ouvriers sont supprimés.

Affaire à suivre.

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