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Des larves pour recycler les sacs en plastique

Publié le 23 juin 2017 par Fabrice Rault @fabrice_rault

Des larves pour recycler les sacs en plastique

Depuis l'existence du polyéthylène, personne n'a encore trouvé de moyens de le dégrader. Servant pour fabriquer les sacs en plastique et les emballages alimentaires, le polyéthylène met de nombreuses années à se dégrader. En dehors des produits chimiques, le polyéthylène se dégrade au bout de 100 ans. C'est le cas jusqu'à ce que le Centre espagnol de la recherche nationale découvre par hasard que les Fausses teignes de la cire ont la capacité d'éliminer le polyéthylène.

Les fausses teignes ou larves anti-polyéthylène

Les Galleria mellonella ou Fausses teignes de la cire sont des larves qui mangent du miel et de la cire. Mais à côté de cela, elles mangent aussi le polyéthylène servant à fabriquer les sacs en plastique, les emballages alimentaires et d'autres objets. Ces insectes s'annoncent comme la manière la plus simple de biodégrader du polyéthylène. Jusque-là, on éliminait cette matière à l'aide de produits chimiques corrosifs et le processus durait plusieurs mois.

Un enzyme de biodégradation du polyéthylène

La découverte s'est faite par hasard. Alors que l'apicultrice Federica Berticchini voulait nettoyer sa ruche, elle met les fausses teignes de côté dans un sac plastique fermée. Plus tard, elle découvre le sac parsemé de trous. Elle en déduit que ce sont les larves qui ont fait ces trous pour s'échapper du sac en plastique. De là, elle commence son travail de recherche avec le Centre espagnol de la recherche nationale. Les résultats des recherches ont été concluants.

Des larves pour recycler les sacs en plastique

Cent fausses teignes de la cire sont capables de biodégrader 92 mm de polyéthylène en 12 heures seulement. La raison en est la composition du polyéthylène qui est proche de la composition de la cire d'abeille. Le contact entre le cocon et le polyéthylène lorsque la larve devient une chrysalide suffit à biodégrader le plastique. Selon Federica Bertocchini, il est possible qu'un enzyme en soit à l'origine. La prochaine étape consistera donc à produire cet enzyme à une quantité industrielle pour pouvoir éliminer un volume considérable de plastique.

Des larves pour recycler les sacs en plastique

Rédac' en chef, je suis un véritable passionné d'innovations et d'entrepreneuriat. Etant toujours à la recherche d'inspirations et des nouvelles tendances, j'ai décidé de partager mes découvertes sur Innovant.fr, pour vous inspirer également.


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