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Interview du Docteur Riccardo Polosa sur les dangers de la Cigarette Electronique

Publié le 29 juin 2017 par Vapotor @VapeDiscovery

Depuis que la Cigarette Électronique a fait son apparition, tout le monde s’interroge sur ses dangers. Plus dangereux que la cigarette? Moins nocif? Inoffensive ou pas? Voilà les questions qui reviennent souvent.

Interview du Docteur Riccardo Polosa sur les dangers de la Cigarette Electronique

Voici la réponse du Dr Riccardo Polosa, professeur à la Catane University, qui a répondu à une série de question au Global Forum on Nicotine pour un journal italien. Il y parle des risques et des conséquences de la cigarette électronique.

En tant que médecin, pouvez vous nous expliquer quelles sont les perspectives épidémiologiques ? Peut on réduire l’impact et les dommages du tabagisme ?

« Les perspectives montrent que c’est possible. Aujourd’hui, il est possible de profiter pleinement de la disponibilité de produits à faibles risques qui sont en train d’émerger sur le marché. On peut évidemment citer toutes les sortes de cigarettes électroniques, de la première génération à la troisième bien plus innovante mais je parle aussi du tabac chauffé qui gagne aujourd’hui du terrain en particulier dans les pays asiatiques où c’est un succès».

Lors du Global Forum on Nicotine, il y’a eu différentes conférences ou étaient évoqués les effets sur la santé et les effets des substances toxiques produites par la cigarette classique par rapport à la cigarette électronique et au tabac chauffé. Maintenant les preuves scientifiques d’une réduction des risques est très clairement établie ?

« Oui, bien sûr. Maintenant, les données qui confirment la réduction des risques sont vraiment écrasante. De façon rationnel, il était clair pour moi qu’un système qui ne produit pas de combustion ne peut pas représenter un risque élevé, il est maintenant prouvé par des centaines et des centaines de publications scientifiques que la e-cigarette se place sur une potentielle réduction des risques allant de 90 à 95% « .

Il y a un autre aspect à prendre en considération : La nicotine. Quelle influence a t’elle concernant les risques sur la santé ?

« Avec ces produits sans combustion, le risque potentiel de la nicotine est de l’ordre de 2%, il est clairement diminué. Il faudrait une consommation gigantesque pour atteindre des niveaux de toxicité cliniquement pertinents. De plus, notre corps est si intelligent qu’il impose des mécanismes de défense nous permettant d’avoir de la maîtrise de soi, il est donc très difficile de créer une condition de surdosage « .

Dans l’une des comparaisons traitant des différentes utilisations, à savoir le passage de la cigarette à un produit de réduction des risques, il a été analysé que le vapofumeur à tendance à abandonner le produit de réduction des risques. Quelle est votre évaluation pour ce type de données ?

« Ces données sont très dynamiques, je suis très enthousiaste et heureux de vivre ce moment historique et si important dans ma vie de scientifique, mais la réalité c’est que nous avons en face de nous un phénomène qui est une véritable évolution. Aujourd’hui, nous avons un produit, demain, nous aurons un autre. Aujourd’hui, nous avons des statistiques mais demain le pourcentage sera moins élevé. A mon sens, tout cela dépend essentiellement de la qualité du produit et du degré de satisfaction qu’il donne. Concernant le produit de substitution, plus l’alternative à la cigarette sera agréable et satisfaisante plus l’impact sera important sur le double usage parce que jusqu’à maintenant le double usage est tout simplement du aux produits de mauvaises qualités présents sur le marché. Mais pas d’inquiétude, l’innovation est la et je suis convaincu que dans les 5-10 prochaines années, ce phénomène de double usage sera relégué à l’âge de pierre».



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