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L'Afrique et l'homosexualité - 4

Publié le 01 juillet 2017 par Podcastjournal @Podcast_Journal
Rédacteurs et stagiaires: cliquez sur cette barre pour vous connecter en back-office de la rédaction! Recherche par tags (mots-clés) Recherche d'évènements (agenda) De nombreux militants risquent leur vie pour la cause homosexuelle. Une bonne dose de courage c’est ce qui a sans doute fallu à l’écrivain et journaliste kényan Binyavanga Wainaina pour écrire son livre "Je suis homosexuel, maman" publié sur internet. Cette nouvelle est en réalité un acte politique y dénonçant les législations répressives drastiques et la condition des homosexuels qui ne va pas en s'arrangeant sur le continent. En 2013, le journaliste et militant de la cause homosexuelle, Eric Lembembe, était retrouvé mort chez lui, portant des traces de torture. Beaucoup d'associations comme des Gays and Lesbians of Zimbabwe (GALZ) au Zimbabwe furent mise sur pied.

Malgré de faibles moyens, les associations locales obtiennent des victoires. En Ouganda, le président Museveni, a annoncé qu'il ne signerait pas le projet de loi controversé sur l'homosexualité. Au Cameroun, deux jeunes hommes ont été acquittés, ils risquaient cinq ans d'emprisonnement. Le Cap-Vert, l’île Maurice, le Kenya ou les Seychelles se montrent plus tolérant pour décriminaliser l’homosexualité.

En outre, l'Afrique du Sud s'est montré en avance par rapport à ses voisins. En dépit de l'apartheid dans lequel vivait le pays et en dépit aussi du fait que l'homosexualité était punie et condamnée. Dès 1980 à Cape Town, une discothèque pour homosexuels voyait le jour. On y organisait des compétitions de "dragues" ou "drag queen". Une dizaine d'année plus tard, la première gay pride organisée en Afrique a eu lieu en Afrique du Sud. De surcroit, le mariage homosexuel y est devenu légal le 30 novembre 2006.

D'expérience, le pays a su se montrer intransigeant envers les protagonistes promulguant des paroles haineuses à l'encontre des homosexuels. Le meilleur exemple reste celui du pasteur controversé Steven Anderson qui s'est vu refuser son entrée dans le pays sous décision du ministre des Affaires intérieures. Ce dernier se justifiant en disant que "Steven Anderson, ses associés, et les membres de son Église, sont perçus comme des personnes indésirables sur notre territoire, car ils mettent en avant un discours haineux, et incitent à la violence sociale". Une nouvelle pétition est déjà en ligne par l'ONG Project Triangle qui prend en charge les victimes d'attaques homophobes, pour barrer la route au pasteur Steven Anderson qui veut maintenant se rendre au Botswana.

Pour Amnesty International, même s’ils sont encore insuffisants, les progrès que font certains pays sont à encourager. Rappelons tout de même qu'en Afrique il y a 54 pays, 33 pénalisent l’homosexualité dont quatre: le Soudan, la Mauritanie, la Somalie et le nord du Nigeria où s'applique la charia, prévoient la peine de mort.


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